Plusieurs entreprises du secteur de la défense ont vu leur cours dégringoler mercredi soir à Wall Street, après la signature d’un décret par le président américain Donald Trump. Avant de rebondir fortement ce jeudi.« Il est imprévisible », voilà comment un analyste financier interrogé par La Tribune qualifie le président américain. Et pour cause, mercredi soir, Donald Trump a soufflé le chaud et le froid sur la Bourse. Ce dernier a notamment annoncé, après la fermeture de la bourse, vouloir augmenter de 50 % le gigantesque budget américain de la défense. Une manne pour les sociétés de la défense.
Toujours mercredi soir, pendant les horaires de marché, le milliardaire a aussi signé un décret interdisant aux entreprises du secteur de la défense de verser des dividendes à leurs actionnaires ou de procéder à des rachats d'actions, sous peine de se voir privées de contrats publics.
Les actions de la Défense font du yoyo
Une menace qui a apeuré les investisseurs et plombé les cours des sociétés de la défense. Mercredi, le titre de Lockheed Martin a perdu 4,2 %, tandis que l'action Northrop Grumman a baissé de 4,9 % et que celle de General Dynamics a reculé de 3,3 %. Ce... avant que toutes ces sociétés ne rebondissent entre 5 % et 10 % ce jeudi à l'ouverture de Wall Street, tenant compte de la nouvelle sur l'augmentation du budget de la défense. « L’imprévisibilité de Trump ajoute de la volatilité aux marchés en général. Et certains secteurs ont connu de forts mouvements », rappelle à La Tribune Eric Lafrenière, gérant actions chez Sunny AM.
Et ce n’est pas le seul secteur sidéré par le président américain. Au même moment, Donald Trump a annoncé qu'il interdirait aux investisseurs institutionnels d'acheter des maisons individuelles et aux entreprises de défense de verser des dividendes. Une simple phrase, qui a fait chuter les cours des sociétés du secteur comme Invasion Home (-4,9 %) ou Builders FirstSource (-4,7 %) mais aussi de grands fonds détenant de l’immobilier comme Blackstone (-5,7 %) ou Blackrock (-3,2 %). Avant qu'eux aussi ne remontent cet après-midi.