« Impossible d’acheter des obligations, impossible de vendre des actions » : une récente note de Bank of America résume assez bien la situation sur les marchés financiers cet été. Après la sévère correction du début mois, qui a vu deux tiers des valeurs technologiques reculer de 20 % sur leurs plus hauts de l’année, Wall Street reprend son chemin de croissance comme si de rien n’était. Le regain de tension au Moyen-Orient à coups de menaces réciproques n’y change pas grand-chose. « Pour le marché, le conflit est terminé depuis la fin du mois avril », estime un gérant à Paris.
Ainsi, les principaux indices boursiers américains clôturent sur une hausse hebdomadaire alors que les investisseurs se préparent à une nouvelle saison de résultats (deuxième trimestre) qui s’annonce plutôt positive, malgré le choc de la guerre en Iran, et qui pourrait ainsi annoncer de nouvelles hausses sur les actions américaines, et par contrecoup, sur les actions européennes également.
Selon les données de FactSet, le taux de croissance des bénéfices du S&P 500 pourrait atteindre 24 % au second trimestre, après avoir connu un bon de près de 30 % au premier trimestre. Or, l’indice S&P n’a progressé « que » de 10 % depuis le début de l’année, ce qui en résulte un marché des actions américaines relativement peu cher, avec un ratio cours sur bénéfice (PER) ramené à un multiple de 20, contre près de 23 l’an dernier. Ce qui laisse par conséquent un réel potentiel d’appréciation.