Les actions des compagnies américaines pétrolières s'envolent à Wall Street après l'appel de Donald Trump à venir forer au Venezuela, à la suite de l'arrestation du président Nicolas Maduro.C'est un nouvel eldorado qui pourrait s'ouvrir pour les compagnies pétrolières américaines. Après l'arrestation du président vénézuélien, Nicolás Maduro, Donald Trump a appelé les majors américaines à se saisir des 300 milliards de barils stagnants sous le sol de Caracas. Il s'agit tout simplement du pays disposant des plus importantes réserves mondiales de pétrole au monde.
Une véritable mer de pétrole dont l'accès a fait flamber les cours des majors américaines. Vers 15 h 30 à Paris, à l'ouverture de la Bourse de New York, l'action d'ExxonMobil augmentait de 1,61 % quand celles de Chevron (+4,64 %) et ConocoPhillips (+3,75 %) affichaient les plus forts gains.
« Les investisseurs achètent ces titres car ils parient sur le fait qu’une partie des revenus du pétrole vénézuélien ira dans leurs caisses », explique à La Tribune Alexandre Baradez, analyste chez le courtier IG France.
Un pétrole bien plus rentable pour les compagnies américaines
Or, l'or noir de ce pays d'Amérique du Sud est très recherché par les majors du nord. La plupart des raffineries situées le long des côtes du Golfe et de l'Ouest américain ont été construites avant l'essor du forage de schiste aux États-Unis. Elles sont donc parfaitement calibrées pour transformer les pétroles bruts lourds et acides importés du Venezuela et du Mexique en essence, diesel, kérosène et autres produits. En revanche, ces installations ne sont pas équipées pour traiter le pétrole brut léger et doux dont les producteurs américains de schiste bitumineux ont inondé le marché.