Le Slip Français fait un peu monter la température sur les marchés

Le Slip français finit en hausse lors de son premier jour de cotation à la Bourse de Paris
Slip français

Le Slip français finit en hausse lors de son premier jour de cotation à la Bourse de Paris
Slip français
C'est au terme d'une séance agitée que l'un des symboles du Made in France, le Slip Français (dessous masculin) a finalement terminé en hausse au premier jour de sa cotation sur un marché secondaire hors CAC 40. La marque de sous-vêtements a levé mardi cinq millions d'euros d'argent frais pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris, une opération singulière dans une industrie textile chamboulée par les plateformes asiatiques. Le prix de son action, initialement fixé à 14,80 euros, a finalement gagné 2,03% à 15,10 euros à la cloche. Au terme d'une journée très volatile, l'indice du CAC 40 a quant à lui grappillé 2,20 points (+0,03%) à 8.366,85 points.
La société avait annoncé fin juin son projet de cotation à la Bourse de Paris, sur le segment Euronext Growth, dédié aux petites et moyenne entreprises (PME). Elle disait espérer « embarquer » ses concitoyens pour « réinventer avec panache l'industrie textile ». Cette cotation lui permet de lever au total « 13 millions d'euros », auprès de « 7.250 actionnaires particuliers », avait-elle annoncé jeudi dernier, se félicitant d'une opération « sursouscrite à hauteur de 1,15 fois », c'est-à-dire avec plus de demande que d'offre. Mais dans cette somme, seulement « cinq millions d'euros » viennent augmenter le capital de l'entreprise. Le reste est en effet composé de titres vendus par des actionnaires historiques, à hauteur de 8 millions d'euros, selon la société.
Malgré une communication bien huilée - Le Slip français a délibérément choisi la date emblématique du 14 juillet pour se lancer -, l'opération n'en reste pas moins modeste, sous la moyenne de 29 millions d'euros des introductions en Bourse sur Euronext Growth. A l'heure où les plateformes asiatiques comme Shein et Temu sont accusées de concurrence déloyale avec leurs produits à très bas coûts, la marque dit vouloir « montrer par l'exemple que le made in France est performant et compétitif », selon les mots de Guillaume Gibault, son PDG, cité dans un communiqué.
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Cette levée de fonds permettra « d'accélérer notre stratégie de développement », en « renforçant notre marque sur son marché historique », « d'accroître nos capacités de production » et « déployer notre offre de fabrication (...) pour des marques tierces », a-t-il énuméré. Fondée en 2011, la PME a enregistré l'an dernier un bénéfice net de 0,7 million d'euros et un chiffre d'affaires de 21,1 millions d'euros, forte d'un virage stratégique opéré en 2023, après des années post-Covid difficiles. Elle a fermé ses boutiques - elle n'en compte plus que deux sur une vingtaine - et réduit le prix moyen de ses produits, de 40 euros à 20 euros.