Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
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Le ministre suédois de la Ruralité, Peter Kullgren.
Mathieu Viviani
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Le ministre suédois de la Ruralité, Peter Kullgren.
Mathieu Viviani
À l’occasion de l’édition 2026 du sommet pan-européen « Forest Europe », à Stockholm, en Suède, La Tribune a interviewé Peter Kullgren, ministre des Affaires rurales de Suède.
En tant que premier pays forestier de l’UE et géant de l’industrie forestière, la Suède doit composer avec ses intérêts économiques, mais aussi les exigences réglementaires de Bruxelles, en matière de préservation de la biodiversité, de déforestation, d’objectifs climatiques et de puits de carbone forestiers.
Une équation loin d’être « simple » du propre aveu du ministre suédois. Avec certains désaccords avec la Commission européenne. Malgré tout, Peter Kullgren se montre « confiant » et défend la capacité de la Suède à trouver le meilleur équilibre.
De nombreuses ONG et scientifiques critiquent régulièrement les coupes rases pratiquées en Suède. Mais aussi l’incompatibilité entre l’objet économique de son industrie forestière et la préservation efficace de la biodiversité. Que leur répondez-vous ?
Je pense qu’il s’agit en partie d’une vision dépassée de la gestion forestière moderne en Suède. C’était peut-être le cas dans les années 1970 et 1980, mais c’est terminé. Aujourd’hui, lorsque des coupes sont réalisées, nous prenons davantage de précautions basées sur la nouvelle réglementation qui a été établie en 1990.
Nous conservons davantage de bois mort dans les parcelles, nous préservons les arbres et biotopes clés, nous limitons les surfaces exploitées avec des espaces sanctuarisés et surtout nous replantons systématiquement après récoltes.
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