En France, l’éco-score des textiles peine à s’imposer face à la fast fashion
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Un exemple d'étiquette "eco-score".
Droits réservés Ademe
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« Une réponse forte à l'ultra fast-fashion (…) dont le coût environnemental et social est désastreux ». C’est en ces termes qu’Agnès Pannier-Runacher, alors ministre de la Transition écologique, qualifiait « l’éco-score textile », du nom de ce nouvel étiquetage qui retranscrit le coût environnemental d’un vêtement vendu en France. Lancé le 1er octobre 2025, le dispositif, non obligatoire pour les entreprises, est souvent comparé dans sa philosophie au « nutri-score » pour les aliments.
Six mois après ce démarrage, Bpifrance et R3, qui accompagne les entreprises dans leur transition environnementale, tirent un premier bilan à travers une étude publiée ce lundi en exclusivité par La Tribune.
Avec une approche plus qualitative que chiffrée, le rapport évalue la manière dont les TPE-PME du textile, qui pèsent 90% de cette industrie, se sont approprié le dispositif. « On a interrogé des cadres RSE au sein de différentes sociétés, notamment Décathlon et Sessùn, mais aussi les fédérations professionnelles, ainsi que des chercheurs », explique Louis Linné, manager RSE et Carbone chez R3.
Premier constat, plutôt positif, des auteurs : « En rendant tangibles les impacts environnementaux du textile, l’affichage contribue déjà à un progrès essentiel : mettre fin à leur invisibilisation ». En vingt ans, l’industrie du textile a en effet basculé dans un modèle d’hyperconsommation, avec certaines enseignes capables de lancer « jusqu’à 52 collections par an, soit une par semaine », rappelle l’étude.