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ClimatEnergie & Environnement

Un nouveau « score » pour connaître le coût environnemental des vêtements

Photo de Mathieu Viviani

Mathieu Viviani

Publié le 16 mai 2025 à 13:14 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 20:26

« C’est une réponse forte à l’ultra fast-fashion », a réagi ce venredi la ministre de la Transition écologique.

« C’est une réponse forte à l’ultra fast-fashion », a réagi ce venredi la ministre de la Transition écologique.

Chris J Ratcliffe

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Attendu depuis longtemps, l'étiquetage de l'empreinte environnementale des vêtements va enfin voir le jour cette année en France. La Commission européenne a validé le décret tricolore permettant de déployer le dispositif. Une avancée inédite afin de lutter contre la « fast fashion ».

Le dispositif était attendu depuis un bon moment par les associations environnementales : ce vendredi, la ministre de la Transition écologique a annoncé la validation par la Commission européenne de son décret permettant d'afficher le coût environnemental des vêtements vendus en France, via des étiquettes physiques ou en ligne. Une dernière vérification juridique sera faite par le Conseil d'État, « mais ce ne sera qu'une formalité », a précisé ce midi l'entourage de la ministre. De sorte que le dispositif verra le jour dès le second semestre 2025.

« C'est une réponse forte à l'ultra fast-fashion, souvent produite dans des conditions bien moins exigeantes qu'en France ou en Europe, avec des conséquences environnementales, économiques et sociales désastreuses », a réagi Agnès Pannier-Runacher, dans un communiqué.

Pas obligatoire

Basé sur le principe du « Nutri-Score » pour les aliments, ce nouvel « éco-score » était prévu par la dernière loi la « Climat et Résilience », votée en 2021. L'affichage ne sera  pas obligatoire pour les marques de prêt-à-porter, même si le gouvernement ne l'exclut pas à terme. « Avec une obligation, la Commission redoutait un risque de fragmentation du marché dans l'UE », précisait ce midi le cabinet d'Agnès Pannier-Runacher.

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Ce nouvel étiquetage, appelé « Ecobalyse », se fera donc sur la base du volontariat, avec tout de même certaines contraintes. Les marques qui affichent déjà l'empreinte carbone de leurs vêtements devront afficher l'éco-score officiel en plus. En outre, un an après l'entrée en vigueur du dispositif, des associations de consommateurs telle que UFC Que Choisir pourront générer des « Ecobalyse » par défaut, si le vendeur n'a pas engagé la démarche. Ce qui devrait les inciter fortement à mesurer l'empreinte environnementale de leurs habits.

Un score sur une échelle ouverte

L'échelle sera non bornée : plus le vêtement a une empreinte environnementale lourde, plus le score sera important -comme un indicateur de calories. Certaines associations auraient préféré un score sur une échelle de 100, jugé plus clair pour le consommateur.

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Le calculateur officiel de l'« Ecobalyse » prend en compte différents éléments : le carbone émis pour produire (notamment pour le transport), la consommation d'eau, la durabilité physique des textiles, l'utilisation de pesticides et de produits chimiques, les rejets de microplastiques et le nombre de rotation des collections.

Ce dernier critère vise directement les producteurs de « fast fashion » tels les géants chinois Shein, Temu ou encore l'européen H&M. Grâce à cet « éco-score », les « producteurs durables de vêtements pourront se démarquer de la concurrence », souligne la ministre dans son communiqué.

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L'industrie la plus polluante du monde

Pour rappel, l'industrie du textile est sur le podium des plus polluantes du monde. Selon l'Agence européenne de l'environnement, elle émet 4 milliards de tonnes de CO2 par an. Selon l'Ademe, cela représente 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Soit davantage que les émissions de l'aérien et du maritime additionnées.

En outre, rappelons que la quantité de vêtement acheté a explosé depuis le début des années 2000. Selon l'Agence européenne pour l'environnement, la quantité de vêtements achetés dans l'UE a bondi de 40 % entre 1996 et 2012. Au niveau mondial, leur production a doublé entre 2000 et 2014.

Mathieu Viviani

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