Moteurs, panneaux, administration chinoise… Pourquoi les livraisons d’Airbus patinent
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Début d’année difficile pour Airbus, qui affiche des livraisons en deçà de ses objectifs.
Airbus
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Début d’année difficile pour Airbus, qui affiche des livraisons en deçà de ses objectifs.
Airbus
Début d’année compliqué pour Airbus. L’avionneur européen est confronté à une escadrille de difficultés au sein de ses activités civiles, mais sans que cela ne remette en cause, pour l’heure, sa trajectoire industrielle. À l’occasion de la présentation de ses résultats pour le premier trimestre, mardi 28 avril, le groupe a fourni des précisions sur la faiblesse de ses livraisons depuis le début de l’année, tout en confirmant ses objectifs. À savoir : livrer environ 870 avions cette année, contre 793 en 2025, et atteindre la cadence de livraisons de 70 à 75 appareils de la famille A320 par mois d’ici à la fin 2027.
Depuis le début de l’année, Airbus a livré 114 avions, contre 136 en 2025 durant la même période, soit une baisse de 16 %. Un trou d’air qui concerne avant tout la famille de monocouloirs A320, les livraisons étant passées de 106 exemplaires au 1er trimestre 2025 à seulement 81 appareils pour le 1er trimestre 2026. Des livraisons poussives, qui ont permis à Boeing de passer devant son rival, avec 143 appareils livrés sur les trois premiers mois de l’année. Et qui promettent une forte montée en puissance dans le courant de l’année, l’industriel ayant pour ambition cette année d’enfin dépasser son record atteint en 2019, avec cette année-là 863 livraisons.
La baisse de régime enregistrée en ce début d’année n’est pas sans conséquences financières, la division des avions commerciaux enregistrant ainsi une diminution de son chiffre d’affaires de 11 %, à 8,4 milliards d’euros. Le résultat opérationnel ajusté est en chute libre de 84 %, s’élevant à 81 millions d’euros, contre 494 millions d’euros l’an dernier. Soit, à l’échelle du groupe, une réduction du chiffre d’affaires de 7 %, à 12,6 milliards d’euros, ainsi qu’une dégringolade du résultat opérationnel ajusté de 52 %, à 300 millions d’euros et une baisse du résultat net de 26 %, soit 586 millions d’euros. La bonne tenue des activités liées à la défense et aux hélicoptères n’est pas parvenue à compenser la faiblesse des livraisons d’avions.
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