Aéronautique : Spherea, spin-off d'Airbus, s'offre le canadien Averna et double de taille
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En juin, Spherea avait annoncé l'acquisition de la filiale américaine du groupe Konrad.
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En juin, Spherea avait annoncé l'acquisition de la filiale américaine du groupe Konrad.
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Onze ans après avoir quitté le giron d'Airbus, le spécialiste toulousain des bancs d'essais d'équipements aéronautiques Spherea continue de se consolider pour se mettre en ordre de bataille. Objectif : s'adapter à la recomposition mondiale de la supply chain.
L'ETI de 800 salariés, présente dans six pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine, Inde) a annoncé ce jeudi le rachat de la société canadienne Averna.
Fondée à Montréal et présente dans 11 pays avec plus de 1 100 employés, Averna fait partie des leaders mondiaux des systèmes de test automatisés pour l'aéronautique, l’électronique grand public, les dispositifs médicaux, l’automobile, l’énergie, et les data centers.
La nouvelle entité réunira près de 2 000 collaborateurs dans 13 pays et va générer un chiffre d’affaires annuel combiné de plus de 305 millions de dollars américains, soit 265 millions d'euros.
Spin-off d'Airbus née en 2014, Spherea intervient sur plusieurs programmes du constructeur européen. L'entreprise fournit aussi les bancs de test pour tous les systèmes embarqués du programme Rafale de Dassault. Du côté des compagnies aériennes et de la maintenance, la société travaille pour Air France Industries, KLM, Lufthansa, Turkish Airlines, ainsi que ANA et United Airlines aux États-Unis. Même si 80% de son chiffre d'affaires est réalisé dans l'aéronautique civile, Spherea a engagé une diversification dans l'énergie (EDF, Schneider, RTE) et le ferroviaire pour la SNCF, Alstom ou encore en réalisant le test des équipements de pilotage de métro automatique pour la RATP.
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Le groupe connaît une forte dynamique avec un chiffre d'affaires passé de 121 à 134 millions d'euros entre 2023 et 2024 et une croissance à deux chiffres attendue pour cette année. Une activité portée par la montée en cadence des avionneurs et l'émergence de technologies de rupture avec par exemple le déploiement de capacités de tests pour les prototypes de l'aviation à l'hydrogène ou avec des batteries. Une centaine de salariés a été recrutés l'an passé et le même volume est prévu pour cette année.
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