Salon du Bourget : Spherea, spin-off d'Airbus, rachète une filiale de Konrad aux USA
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Spherea, spin-off d'Airbus, rachète une filiale de Konrad aux USA.
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Spherea, spin-off d'Airbus, rachète une filiale de Konrad aux USA.
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Onze ans après avoir quitté le giron d'Airbus, le spécialiste toulousain des bancs d'essais d'équipements aéronautiques Spherea se met en ordre de bataille pour s'adapter à la recomposition mondiale de la supply chain. L'ETI de 750 salariés, présente dans six pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine, Inde) annonce le rachat de la filiale américaine du groupe Konrad, basée dans le Michigan.
La société travaille notamment aux USA pour le grand équipementier Acron Aviation avec qui un partenariat avait été annoncé en avril dernier en marge du salon MRO d'Atlanta (USA) pour faciliter les tests de remise en service des boîtes noires des avions ainsi que des systèmes de surveillance anticollision. Le dirigeant ajoute que ce rachat ouvre à Spherea de « nouvelles portes notamment dans la défense américaine, alors que le groupe toulousain dispose déjà de contrats militaires en Europe ». Ce rapprochement va aussi lui permettre de se diversifier dans les tests pour l'automobile et les équipements médicaux.
Spin-off d'Airbus née en 2014, Spherea intervient sur plusieurs programmes du constructeur européen. L'entreprise fournit aussi les bancs de test pour tous les systèmes embarqués du programme Rafale de Dassault. Du côté des compagnies aériennes et de la maintenance, la société travaille pour Air France Industries, KLM, Lufthansa, Turkish Airlines, ainsi que ANA et United Airlines aux États-Unis. Même si 80% de son chiffre d'affaires est réalisé dans l'aéronautique civile, Spherea a engagé une diversification dans l'énergie (EDF, Schneider, RTE) et le ferroviaire pour la SNCF, Alstom ou encore en réalisant le test des équipements de pilotage de métro automatique pour la RATP.
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Le groupe connaît une forte dynamique avec un chiffre d'affaires passé de 121 à 134 millions d'euros entre 2023 et 2024 et une croissance à deux chiffres attendue pour cette année. Une activité portée par la montée en cadence des avionneurs et l'émergence de technologies de rupture avec par exemple le déploiement de capacités de tests pour les prototypes de l'aviation à l'hydrogène ou avec des batteries. Une centaine de salariés ont été recrutés l'an passé et le même volume est prévu d'ici fin 2025.