Le Conseil régional a voté un avenant prolongeant de 5 ans le contrat passé en 2017 avec la société Aéroports de Bretagne Ouest. D’ici à 2041, la plateforme bénéficiera d'un investissement prévoyant notamment la réfection de la piste. À Rennes, le consortium Vinci Airports, CCI Ille-et-Vilaine et la Sealar a aussi été renouvelé.
Depuis la fin de la crise sanitaire, le secteur aérien breton se cherche une seconde vie, entre évolutions stratégiques et turbulence sur le segment des compagnies low-cost. Premier aéroport du territoire, Brest Bretagne a retrouvé des couleurs mais avec 913 000 passagers en 2025 (-2,8 % par rapport à 2024), il reste loin de son record à 1,2 million de passagers en 2019.
Face à la concurrence de Nantes Atlantique, la plateforme a gagné des points et en a sans doute grapillé au détriment de l’aéroport de Rennes, plus fragile et forcé de redresser le manche (512 000 passagers en 2025, stable sur un an, - 40 % depuis 2019). Pour asseoir son développement et son attractivité, la Région Bretagne a voté lundi 6 juillet un avenant prolongeant de 5 ans le contrat passé en 2017 avec la société Aéroports de Bretagne Ouest (ABO). Il prendra fin en 2041 au lieu de 2036 et prévoit notamment la réfection de la piste, un investissement financé pour moitié par la collectivité à hauteur de 8,7 millions d'euros.
Positionnement liaisons d’affaires et loisirs
« Il s’agit de garantir la continuité et la viabilité de l’exploitation ainsi que le développement stratégique de l’activité », prévient le Conseil régional, propriétaire de l’aéroport, anticipant aussi une maîtrise des coûts financiers. L’aéroport de la pointe Bretagne représente un élément central de désenclavement et de connectivité, pour la population mais aussi pour les acteurs économiques.
En contrepartie de sa prolongation, la société ABO, dont la CCI du Finistère est l’actionnaire majoritaire, s’est engagée à planifier la rénovation de la piste, chantier dont le total s’élève à sur un total de 17,5 millions d'euros. L’avenant au contrat intègre aussi le remboursement par l’exploitant de la subvention exceptionnelle de fonctionnement de 3,7 millions d'euros, versée en 2022 au titre des pertes liées à la crise de Covid-19.
Consolidée par une offre de 33 destinations directes, dont 14 nationales y compris vers sept métropoles, et 19 destinations internationales vers huit pays, Brest Bretagne sert de zone d’envol pour sept compagnies aériennes. La plateforme s'est toutefois rendue dépendante de l’espagnole Volotea, qui représente plus d’un tiers de son activité. Elle y dispose aussi d’une base de 76 collaborateurs.
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