Aéronautique : Aviasim investit dans un Boeing 737 à Toulouse
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Aviasim a investi dans un simulateur de Boeing 737.
Rémi Benoit
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Aviasim a investi dans un simulateur de Boeing 737.
Rémi Benoit
« Le décollage de l'avion se fera à la vitesse 180. Quand je vous dis rotation, (manœuvre qui relève le nez de l'avion, NDLR), il faudra tirer vers vous le yoke, qui s'apparente au volant d'une voiture, pour atteindre une assiette entre dix et 20 degrés », briefe Thomas Penigaud, responsable des sites d'Aviasim à Toulouse et Bordeaux.
Implanté à quelques encablures du Delivery Center d'Airbus, le site toulousain se targue d'être le plus grand centre de simulation aéronautique au monde ouvert au grand public avec plus de 500 m2 dédiés et sept simulateurs. Aviasim y forme des scolaires, des passionnés d'aviation, des entreprises pour une activité de team building mais aussi des professionnels en train de préparer les campagnes de recrutement des compagnies aériennes.
Leader européen de la simulation aéronautique, Aviasim a décidé d'investir près de 250 000 euros dans son centre toulousain avec la volonté d'en faire « la vitrine technologique » du groupe. Déjà équipé de simulateur d'Airbus A320 et d'avions de chasse comme le F-35 ou le Mirage 2000, l'acteur s'est doté d'un nouveau Boeing 737. « Si les prestations sont les mêmes sur l'A320 ou le Boeing 737, les commandes de vol sont complètement différentes. Cela peut intéresser des salariés d'Airbus ou des pilotes qui s'entraînent pour passer le recrutement chez des compagnies qui utilisent le monocouloir américain à Toulouse à l'image de Ryanair ou de Norwegian. Jusqu'à présent, il fallait aller sur notre centre de Bercy pour s'entraîner sur cet appareil », avance Thomas Penigaud.
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Aviasim s'est également équipé de deux sièges de simulation sur vérins, couplés à des casques de réalité virtuelle, permettant de reproduire les sensations physiques du vol (turbulences, accélérations) et de ressentir l'impact sur l'oreille interne en fonction des mouvements de l'avion. « Notre objectif reste double : rendre le pilotage accessible au grand public à des tarifs abordables, tout en mettant à disposition des répliques conformes utilisées aussi bien pour la recherche que l’entraînement des professionnels », explique Thomas Gasser, CEO et fondateur d’Aviasim.