Avec le char de combat CAPINT, KNDS va-t-il tuer le programme MGCS ?
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Le projet CAPINT (Capacité intermédiaire)
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Le projet CAPINT (Capacité intermédiaire)
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Quel char du futur en 2050 ? Bien malin celui qui pourrait y répondre aujourd'hui. Il semble en revanche que les intérêts industriels (KNDS) et opérationnels (armée de terre) divergent quelque peu. On comprend la logique industrielle et commerciale de KNDS d'avoir présenté la semaine dernière au salon de l'armement terrestre Eurosatory le char de combat CAPINT (CAPacité INTermédiaire). Ce projet français, vise « à renforcer les capacités de l'armée de terre française dans le domaine des chars de combat et à préparer le terrain pour le MGCS (Système de combat terrestre principal) », assure le groupe franco-allemand. D'autant que le char Leclerc, dont la rénovation a été lancée, n'est pas éternel. Il devra être remplacé à l'horizon 2040. KNDS développe CAPINT dans le but de livrer les premières exemplaires dans les années 2030.
Avec CAPINT, l'armée de terre a toutefois un doute, un gros doute. Celui de ne pas avoir le bon char de combat adapté aux futurs conflits à l'horizon 2050/2060 et de trainer pendant des années un char de combat intérimaire dépassé. « Il y a un risque et il est clair qu'il faut que nous luttions contre ce risque », a estimé vendredi le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill, lors de l'émission Air&Defense (BFM Business et La Tribune). Il y a deux raisons à ce risque : la capacité financière de la France à développer deux programmes de cette envergure plus ou moins en parallèle (CAPINT et MGCS en plus de la rénovation du Leclerc) et le manque d'ambitions en termes de ruptures technologiques sur le programme CAPINT alors que l'armée de terre espère quant à elle disposer à horizon 2040/2045 d'un système de systèmes. En privé, certains se disent même très inquiets. D'autant que l'armée de terre aura toujours besoin d'un char de combat, a rappelé le général Pierre Schill.
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Pour rassurer l'armée de terre, KNDS devra la convaincre que CAPINT est une première brique du programme MGCS et pas seulement « un char avec un canon », a précisé le chef d'état-major de l'armée de terre. Le général Pierre Schill craint que l'industriel se concentre sur ce qu'il sait faire et ne mobilise pas les ressources en matière de recherche et le développement « sur ce qui va vraiment faire la différence ». « Ce qui va vraiment faire la différence, c'est la robotique et le cloud de combat, c'est-à-dire en fait l'interconnexion entre ces systèmes. C'est sur ce point précisément qu'il faut que nous avancions », a-t-il expliqué.