Comment Paris et Berlin ont sécurisé l'avenir de KNDS face à Rheinmetall
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L’État allemand confirme sa volonté d'entrer dans le capital de KNDS
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L’État allemand confirme sa volonté d'entrer dans le capital de KNDS
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Sur le dossier KNDS, la France est finalement parvenue à son objectif prioritaire : mettre à l'abri le groupe franco-allemand de l'appétit vorace de l'allemand Rheinmetall, ce partenaire encombrant qui est également et surtout un concurrent incontrôlable, selon Paris. Pourquoi le patron de Rheinmetall, Armin Papperger, a pour le moment échoué à faire dérailler cette coopération franco-allemande dans l'armement terrestre ? La France et l'Allemagne ont annoncé ce lundi avoir conclu un accord sur la stratégie et la gouvernance de KNDS sur le long terme. « Par cet accord, les deux États sécurisent leurs droits à la fois comme actionnaires et comme États souverains », ont assuré les deux États dans un communiqué publié lundi.
Ainsi, les deux États vont devenir co-actionnaires à parité (50-50) sur le long terme, sous réserve de l'approbation budgétaire par le Parlement allemand. « En fixant ce cadre franco-allemand, les deux États franchissent une étape décisive pour renforcer leur souveraineté partagée dans la défense terrestre », ont estimé les deux États dans le communiqué. Cet accord confirme « le caractère très stratégique de cette entreprise de défense au service des deux armées et au service des deux États », selon Paris. En outre, les droits de gouvernance seront équilibrés.
Pour KNDS, née en 2015 de la fusion de Nexter Systems et de KMW (Krauss-Maffei Wegmann), ce mouvement capitalistique va s'opérer en deux phases. L’État allemand va d'abord acheter la participation de 50% dans le capital de KNDS de la famille Bode-Wegmann, qui souhaitait vendre depuis de longs mois en vue de profiter du contexte très porteur sur le marché de la défense. Puis, dans un deuxième temps, les États devrait proposer aux marchés 20% du capital de KNDS (10% chacun), qui ferait alors son entrée sur les marchés.
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« L'accord ouvre la voie à une possible introduction en bourse de KNDS dans un futur proche », a d'ailleurs précisé le communiqué. Cette introduction en bourse devrait permettre au groupe de financer ses développements futurs et d'accompagner la forte montée en puissance de la demande européenne, en particulier celle des armées française et allemande. L'opération valoriserait KNDS entre 15 et 18 milliards d'euros, selon Bloomberg, avec une cotation envisagée à Paris et Francfort.
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