30 000 drones par an : l'allemand Schaeffler choisit le sud de Toulouse pour assembler les drones Delair
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Marine Durix-Confrère est la nouvelle CEO France de Schaeffler.
Florine Galéron
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Marine Durix-Confrère est la nouvelle CEO France de Schaeffler.
Florine Galéron
Nouvelle ère pour l'ancien centre mondial de Continental dans le domaine des capteurs électroniques. Implantée au sud de Toulouse à Boussens, l'usine est passée en 2019 sous la bannière de Vitesco Technologies et amorce un virage stratégique depuis son rachat par l'allemand Schaeffler début 2026.
Le pionnier allemand des équipements pour l'automobile (le groupe fondé en 1946 a inventé les douilles à aiguilles utilisées pour le roulement des voitures) a fait une OPA sur les trois anciennes usines de Vitesco en Occitanie (Toulouse, Foix et Boussens) qui emploient 1 600 collaborateurs.
Et la nouvelle CEO France de Schaeffler, Marine Durix-Confrère, vient d'annoncer ce jeudi 2 juillet que le groupe a choisi son site de Boussens pour implanter dès le mois de novembre une nouvelle ligne d'assemblage, la première du groupe dédiée aux drones. Une décision qui fait suite au contrat dévoilé lors du salon Eurosatory mi-juin avec le droniste toulousain Delair.
« L'objectif, c'est de les aider à monter en cadence sur la production à grande échelle de drones. Nous allons utiliser notre expertise de fabrication à haute cadence pour l'automobile et nos procédés en termes de qualité, qui permettent d'avoir effectivement un drone à plus fort volume à disposition des forces armées françaises », avance la CEO.
A terme, le site vise une capacité de production de 30 000 drones par an, soit une centaine environ par jour. Le contrat porte sur la fabrication du programme Damoclès, la première munition télé-opérée française (drone kamikaze) produite par KNDS et Delair. L'engin a été qualifié par la Direction générale de l’armement (DGA) et est utilisé par l’Armée française. Par ailleurs, l'accord prévoit aussi la production du nouvel intercepteur de drones Aspik.
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Schaeffler sera chargé de l'assemblage des différents composants et sous-systèmes livrés par les sous-traitants de Delair. Une trentaine de salariés (sur un effectif total de 250 personnes) pourront être mobilisés à pleine cadence de la ligne. Mais à terme, le groupe allemand réfléchit à produire lui-même des composants et des systèmes pour le marché des drones.