Spatial : Avec le rachat d’Iridium, Rocket Lab s’offre des revenus récurrents face à SpaceX
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Rocket Lab a annoncé lundi l'acquisition du fournisseur de communications par satellite Iridium dans le cadre d'une opération évaluée à environ 8 milliards de dollars (7,01 milliards d'euros) ce qui en fait l'une des plus importantes opérations de...
En rachetant Iridium pour près de 8 milliards de dollars, Rocket Lab met la main sur 872 millions de dollars de revenus et une marge opérationnelle de 57 % en 2025, de quoi combler ses pertes structurelles et rejoindre le club des acteurs spatiaux intégrés face à SpaceX.
L’opérateur de lancements et constructeur de satellites Rocket Lab a annoncé un accord pour racheter l’américain Iridium Communications pour environ 8 milliards de dollars, au moyen d'une offre en numéraire de 54 dollars par action, avec une finalisation prévue en 2027. En Bourse, Iridium a bondi de plus de 20 % avant séance, Rocket Lab de plus de 10 %.
Iridium n’est pas le plus gros réseau de satellites au monde, loin derrière les plus de 10 000 satellites déjà déployés par Starlink. Mais l’entreprise dispose d’un atout décisif : un modèle économique éprouvé, fondé sur des services de communication par satellite directs aux terminaux et à l’Internet des objets, avec une clientèle fidélisée dans les secteurs maritime, aérien, défense et industriel.
Pour Rocket Lab, qui reste une société de technologie lourdement capitalistique et structurellement déficitaire, l’enjeu n’est donc pas d’ajouter des fusées à son catalogue, mais d’acheter des flux de trésorerie prévisibles. Iridium a réalisé un chiffre d’affaires de 872 millions de dollars en 2025, avec une marge de 57 %, ce qui la place parmi les opérateurs les plus rentables de la connectivité par satellite.
Dans la présentation aux investisseurs, Rocket Lab insiste sur cette capacité de l’actif Iridium à générer un profit opérationnel significatif et récurrent, là où ses activités de lancement Electron et Haste et de fabrication de satellites absorbent encore beaucoup de capitaux.
S'assurer des revenus réguliers
Depuis son introduction en Bourse, Rocket Lab incarne la génération de NewSpace très exposée aux cycles de financement et aux contrats gouvernementaux, avec des pertes structurelles liées à la montée en cadence industrielle. L’intégration d’Iridium doit changer cette équation : les revenus récurrents de la constellation, facturés sous forme d’abonnements et de services de données, permettront de lisser les variations de chiffre d’affaires liées aux campagnes de lancements et aux contrats de satellites, et d’améliorer la visibilité sur les flux de trésorerie à moyen terme.
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