Défense : pourquoi le groupe franco-allemand KNDS repousse son entrée en Bourse
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KNDS a été lancé en 2015 via la fusion du groupe français Nexter et allemand KMW.
Vijay Vaidyanathan - REUTERS - ALICE SACCO - Alice Sacco
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KNDS a été lancé en 2015 via la fusion du groupe français Nexter et allemand KMW.
Vijay Vaidyanathan - REUTERS - ALICE SACCO - Alice Sacco
Le géant de la défense KNDS reporte sine die son introduction en Bourse à Paris et Francfort, initialement prévue en juillet.
La valorisation de 15 à 18 milliards d'euros espérée s'est heurtée aux réticences des investisseurs.
L'opération avortée devait initialement porter sur l'ouverture de 20 % du capital de ce consortium franco-allemand stratégique, fournisseur clé du projet de char du futur et des canons Caesar.
Surprise dans le marché de l'armement. Le groupe franco-allemand KNDS, au cœur du projet de char du futur MGCS, a annoncé ce mercredi soir dans un communiqué repousser son entrée en Bourse en attendant « le retour de conditions de marché plus favorables » face à la « volatilité du secteur européen de la défense ».
Cette opération, annoncée il y a moins d’une semaine, devait être l’une des plus importantes introductions en Bourse récentes dans la défense européenne, avec une cotation prévue à Paris et Francfort et une valorisation entre 15 et 18 milliards d’euros, selon l'agence de presse économique Bloomberg.
Créé en 2015 par la fusion du groupe français Nexter, alors détenu par l’État français, et de l’allemand KMW, propriété de la famille Bode-Wegmann, KNDS est l’un des acteurs clés de l’industrie européenne de défense terrestre face à la concurrence américaine (General Dynamics/GDLS).
Le groupe franco-allemand KNDS, au cœur du projet de char du futur MGCS, a annoncé mercredi soir repousser son entrée en Bourse en attendant « le retour de conditions de marché plus favorables » face à la « volatilité du secteur européen de la défense ». L'IPO était normalement prévue en juillet.
« KNDS et ses actionnaires continueront de surveiller de près les conditions de marché et se tiennent prêts à reprendre leur processus d’introduction en Bourse quand les conditions de marché le permettront », a indiqué l’entreprise dans un communiqué.
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L’entreprise ne prévoyait d’introduire que 20 % de son capital sur le marché et le prix de cession de l’action, qui a fait encore l’objet « d’intenses discussions », selon Jean-Paul Alary, directeur général du groupe, n’avait pas été révélé.
L’entreprise précise avoir franchi la plupart des étapes pour une introduction en Bourse et être engagée dans des discussions sérieuses avec des investisseurs qui « confirment qu’ils partagent la vision de KNDS sur son positionnement différencié dans l’industrie ».
Mais selon le Financial Times, le groupe peinait à convaincre ses investisseurs de soutenir un prix d’introduction en Bourse qui aurait porté la valorisation à plus de 12 milliards d’euros.
« KNDS et ses actionnaires restent complètement alignés sur leurs priorités : satisfaire ses clients, étendre sa présence en Europe et accélérer le développement de solutions innovantes (...) qui renforceront les capacités de défense européennes », ajoute l’entreprise.
L’annonce de son introduction en Bourse était intervenue deux jours après celle d’un accord entre Paris et Berlin sur la gouvernance paritaire de cette entreprise qui fournit des chars, des véhicules blindés de transport de troupes, des canons Caesar, très prisés en Ukraine, ainsi que des ponts portables et des véhicules robotisés.
(Avec AFP)
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