Jean-Louis Pech, président et Catherine Mallet, directrice générale d’Actia montrent l’extension de site réalisée sur l’usine de Colomiers, près de Toulouse.
Le fabricant va ouvrir à l’automne un nouveau site industriel de plus de 2 000 mètres carrés à Toulouse pour produire des petites séries de cartes électroniques. De quoi répondre aux besoins des constellations et des avions du futur.
Actia accentue encore un peu plus son virage vers le spatial. L’entreprise de taille intermédiaire (ETI) familiale toulousaine, qui fabrique déjà des équipements électroniques pour les engins agricoles, les bus et les voitures, veut désormais contribuer à la révolution des constellations de satellites.
Le groupe a déjà fait l’acquisition en 2024 de la PME toulousaine Steel Électronique. Cette dernière est spécialisée depuis plus de quarante ans dans le développement et la fabrication d’équipements et systèmes électroniques spatiaux. La même année, Actia avait créé une division Aerospace pour regrouper l’ensemble de ses activités dans le domaine. Le groupe fabrique sur son usine de Colomiers 6 000 calculateurs de vol par an pour tous les programmes d’Airbus, ATR mais aussi le Rafale de Dassault. L’entreprise a également fourni des modules électroniques pour plus de 600 satellites de la constellation OneWeb. Son entité en Bretagne produit des segments sol pour les satellites télécoms.
L’ensemble de ces activités a généré 82 millions d’euros sur un chiffre d’affaires global de 535 millions d’euros. Le groupe s’est fixé pour objectif de passer la barre des 100 millions d’euros pour Actia Aerospace d’ici à 2030.
Nouveaux besoins du spatial et de l’aéronautique
Dans l’optique d’atteindre cette cible, le groupe investit huit millions d’euros pour se doter d’un nouveau site industriel de 2 200 mètres carrés à Toulouse. Ce projet vise à produire des petites séries de cartes électroniques.
« Nous disposerons d’une ligne de production de cartes électroniques pour des volumes de 10 000 à 20 000 cartes par an alors que par comparaison notre usine de Colomiers fabrique 700 000 cartes par an. Ce nouveau site produira des quantités plus faibles mais il permettra de se positionner sur une mixité de produits beaucoup plus forte et des éléments plus complexes », avance Alexandre Lachaise, directeur des opérations d’Actia Aerospace.
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