Dans le ciel des Émirats arabes unis, l'armée de l'air française continue de tirer des missiles MICA
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Le Rafale armé de missiles air-air MICA
(crédit : armée de l'Air et de l'Espace)
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Le Rafale armé de missiles air-air MICA
(crédit : armée de l'Air et de l'Espace)
A bord des Rafale, les pilotes de l'armée de l'air française continuent de dézinguer dans le ciel des Émirats arabes unis (EAU) les drones Shahed portant près de 100 kg d'explosifs avec des missiles d'interception air-air MICA en attendant l'arrivée de solutions alternatives crédibles... Selon nos informations, plus de 80 missiles MICA, qui coûtent entre 600 000 et 700 000 euros l'exemplaire, avaient été tirés au total depuis les Rafale en action aux EAU avant le début du week-end du 28 mars et ce depuis le début du conflit iranien. Les Rafale, qui tentent d'intercepter les Shahed au-dessus du golfe Persique avant qu'ils n'atteignent le sol émirien pour éviter la retombée de débris sur des infrastructures et des personnes, protègent ce pays du Moyen-Orient, qui a signé des accords de défense avec la France. Paris a engagé jusqu'à 12 Rafale pour réaliser ces missions de défense aérienne difficiles aux EAU.
Les tirs de MICA (quatre à six par Rafale) semblent toutefois moins fréquents ces deux dernières semaines qu'au tout début du conflit quand les capacités iraniennes étaient encore peu impactées par la campagne aérienne massive israélo-américaine. Selon les comptes agrégés par le think tank américain Institute for the Study of War (ISW), les frappes iraniennes sur les pays du Moyen-Orient en général, et en particulier sur les EAU se sont réduites au fur et à mesure de la poursuite du conflit.
La semaine dernière (23/27 mars), les Émirats arabes unis ont été frappés par 25 munitions iraniennes (drones et missiles balistiques) en moyenne par jour, contre 137 (drones, missiles de croisière et balistique) au début du conflit (semaine du 2 mars), selon les comptes de l'ISW. Depuis le début du conflit, les Émirats arabes unis comptent dix morts (huit civils et deux militaires tués dans le crash d'un hélicoptère attribué à une défaillance technique).
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La surconsommation de missiles MICA aux EAU et le ratio défavorable entre le coût d'une munition complexe (MICA) et un drone low cost (Shahed) ont fait réagir en France. Ex-architecte de l'économie de guerre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a bien saisi l'urgence pour accélérer le réassort des stocks de munitions, qui ont été pendant très longtemps une variable d'ajustement commode dans les budgets du ministère de la Défense dans les années 2000 et 2010 pour trouver des crédits en vue de lancer de nouveaux programmes.
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