Spécialiste des ondes gravitationnelles ayant passé vingt ans à la NASA, John Baker rejoint un laboratoire du CNRS à Toulouse dans le cadre du programme Choose France.
Après avoir passé vingt ans à la NASA, John Baker, spécialiste des ondes gravitationnelles, va rejoindre un laboratoire du CNRS à Toulouse dans le cadre du programme Choose France.
Rejoindre la NASA est un rêve partagé par beaucoup de jeunes aspirant à rejoindre le secteur spatial. Mais depuis l'élection de Donald Trump à l'automne 2024, la célèbre agence spatiale américaine a quelque peu perdu de sa superbe et plusieurs vétérans de la prestigieuse institution ont mis les voiles.
Droits de l'homme et coupes budgétaires
C'est le cas de John Baker. Astronome spécialisé dans les ondes gravitationnelles, il a passé vingt ans à la NASA avant de quitter le pays pour rejoindre Toulouse à l'automne dernier dans le cadre du dispositif Choose France qui vise à accueillir des chercheurs dans l'Hexagone.
« Lors de l'élection présidentielle, la future administration a fait campagne sur la répression et la persécution de certaines populations, comme les immigrés et les personnes transgenres. Les questions relatives aux droits de l’homme sont importantes pour ma famille et la situation était particulièrement effrayante car l'un de mes enfants est transgenre. Je m’inquiétais pour son avenir et je me demandais s’il risquait d’être emprisonné ou de perdre en liberté. Par ailleurs, en tant qu’employé du gouvernement américain, je m’inquiétais de mes conditions de travail sous ce type d’administration », retrace le chercheur.
A son arrivée au Capitole, Donald Trump a annoncé vouloir couper de 24% le budget de la NASA pour faire 18 milliards de dollars d'économies, mettant la priorité sur l'exploration spatiale vers la Lune et Mars et fustigeant les programmes de « satellites de surveillance climatique à faible priorité ».
« La dernière année passée à la NASA a été difficile. L’agence encourageait fortement les gens à partir et essayait de réduire ses effectifs. La NASA dispose toujours d’un noyau solide de scientifiques exceptionnels parmi ses effectifs. La plupart des chercheurs étaient très déterminés à poursuivre leur mission, même dans des circonstances difficiles », se remémore John Baker.
Depuis le lancement du dispositif Choose France, le pays a attiré 41 chercheurs venus des États-Unis, dont deux de la NASA. A l'instar de Kartik Sheth, l’ex numéro 3 de la direction scientifique de la NASA qui s’est installé à Marseille après son limogeage.
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Pour prendre un nouveau départ, John Baker a d'abord envisagé de rejoindre le Canada où il a de la famille. Mais son choix final s'est finalement porté sur la France en raison des programmes spatiaux menés depuis la Ville rose.