Remplacer l'ingénieur en IA, le pari vertigineux de Mirendil, nouvelle licorne californienne
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Mirendil ambitionne d’automatiser la recherche en IA
Image générée à l'aide de Gemini
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Mirendil ambitionne d’automatiser la recherche en IA
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La boucle est bouclée ? Le métier d’ingénieur IA, l’un des plus recherchés et des plus préservés, à première vue, de l’automatisation du travail, serait en passe d’y être happé lui aussi par la vague. Le projet de la société Mirendil, lancée fin 2025 par d’anciens salariés d’Anthropic et de xAI, le laisse entendre.
Sur LinkedIn, Behnam Neyshabur, son cofondateur, en résume l’ambition : automatiser la R&D de l’intelligence artificielle pour accélérer la science (biologie, médecine, chimie…) de manière générale. Plus concrètement, Mirendil entreprend de mettre au point un agent qui servira spécifiquement aux chercheurs souhaitant développer des modèles.
La start-up vient de boucler un tour de table de 200 millions de dollars mené par Andreessen Horowitz (a16z) et Kleiner Perkins, suivi d’un investissement complémentaire de Nvidia dont le montant n’a pas été dévoilé. De quoi atteindre, quelques mois après sa création, 1 milliard de dollars de capitalisation. Un chiffre exorbitant devenu presque banal dans le monde de l’IA.
En réalité, l’automatisation de la recherche en intelligence artificielle existe déjà dans les gros laboratoires comme OpenAI, Anthropic ou encore Google. Les chercheurs y utilisent massivement des agents de code et commencent également à se servir des modèles pour des raisonnements mathématiques. Lorsqu’il était chez Anthropic, Behnam Neyshabur dirigeait le développement d’un « ingénieur IA » censé pouvoir réaliser des raisonnements scientifiques poussés. Mirendil ne fait que confirmer cette tendance, avec la volonté d’en faire profiter d’autres chercheurs et entreprises, au-delà des principaux acteurs du marché. Car au sein de ces laboratoires, les outils qui servent à automatiser le développement des modèles restent souvent chasse gardée.