Spécialiste du soudage par friction malaxage (Friction Stir Welding / FSW), la startup industrielle rennaise Stirweld poursuit son déploiement en France, aux États-Unis et en Corée du Sud mais s’ouvre davantage aux secteurs de la défense et du spatial.
Manon Le Bras Photographe - Manon Le Bras
Spécialiste du soudage par friction malaxage, la start-up industrielle rennaise Stirweld a développé un procédé de têtes de soudage, au rendement plus rapide que celui des machines conventionnelles et plus économes en énergie. Son activité américaine se voit impactée par les décisions du président Trump et, plus globalement, par la mise à l’arrêt du marché de la voiture électrique.
Cette invention bretonne a une vocation mondiale. Issue de la recherche en mécanique et procédés de fabrication de l’ENS Rennes et de l’Institut Maupertuis, l’entreprise industrielle Stirweld, basée à Rennes, conçoit, fabrique et commercialise des équipements de soudage par friction malaxage (FSW).
Adaptée à 99 % des centres d’usinage existants et dix fois moins coûteuse (100 000 euros la tête contre 500 000 à un million d’euros la machine) que les solutions traditionnelles, cette technologie de soudage de métaux tels que l’aluminium, est aussi plus performante et plus écologique. Elle réduit de 40 % la consommation d’énergie.
Répondant aux exigences de secteurs tels que l’aéronautique, l’automobile, le spatial et l’énergie, l’activité de Stirweld génère 70 % de son chiffre d’affaires à l’international, auprès de plus de 170 clients dans le monde (France, États-Unis, Allemagne, Corée du Sud…). À date, soixante-dix-huit machines sont installées, dont dix en France et dix aux États-Unis. Dans ce dernier pays, la filiale de Détroit, ouverte il y a trois ans, subit les aléas de la politique du président Trump.
Le New Space en pleine effervescence
« Tous les projets de nos clients américains sont testés dans notre atelier de prototypage à Détroit, où nous disposons d’une machine d’essai et avons renforcé l’équipe en recrutant un directeur général local et un ingénieur soudeur. L’activité aux États-Unis porte essentiellement sur le soudage aluminium et représente un tiers du chiffre d’affaires (4 millions d’euros en 2024) » décrit Laurent Dubourg, président et cofondateur de Stirweld.
« Jusqu’à fin 2024, nous travaillions dans le secteur des voitures électriques, pour Tesla par exemple, mais depuis le début de 2025, tous les programmes ont été annulés ou décalés » regrette-t-il.
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En 2024, le marché de l’automobile électrique représentait 30 % de l’activité de Stirweld. La PME évalue la baisse outre-Atlantique à 20 % ces derniers mois.