Guerre en Iran : le pouvoir d’achat des Français sous la menace de l’inflation
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Les prix des carburants pèsent déjà sur le porte-monnaie des Français.
REUTERS - Manon Cruz - Manon Cruz
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Les prix des carburants pèsent déjà sur le porte-monnaie des Français.
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Les Français vont-ils perdre en pouvoir d’achat dans les prochains mois ? Alors que la guerre fait rage au Moyen-Orient, la facture risque de grimper rapidement en Europe et en France. Les prix à la pompe se sont envolés ces dernières semaines à plus de deux euros dans un grand nombre de stations-service. Sur le gaz, les prix ont également commencé à accélérer. Quant à l’électricité, les tarifs des fournisseurs pourraient venir peser sur le porte-monnaie des Français. Cette crise pèse donc directement sur le coût de la vie des ménages, mais aussi indirectement par le coût de production des entreprises et sa transmission aux chaînes de valeur. « Une hausse des prix du pétrole et du gaz est d’abord un prélèvement sur le pouvoir d’achat de la nation », déclare Olivier Redoulès, directeur des études à l’institut Rexecode.
Pour le gouvernement Lecornu, la hausse de l’inflation à venir est un vrai casse-tête alors que les finances publiques sont exsangues. La Banque centrale européenne (BCE) doit se réunir ce jeudi pour annoncer sa décision de politique monétaire. Les économistes tablent plutôt sur un statu quo des gouverneurs. Des scénarios noirs se dessinent déjà en cas de prolongement et de durcissement du conflit. Pour les consommateurs, une telle perspective serait un nouveau coup dur quatre ans après le début de la guerre en Ukraine.
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« L’impact sur le pouvoir d’achat des Français et des Européens sera clairement négatif », affirme Charlotte de Montpellier, économiste chez ING en charge de la France et de la zone euro. Ce choc « risque d’aller au-delà des prix de l’énergie ». « Des unités de production d’aluminium sont à l’arrêt. Ces productions sont très longues à redémarrer. Cela va se répercuter sur un grand nombre de biens de consommation », prévient l’économiste. Autre sujet d’inquiétude, les prix de l’alimentaire risquent également de grimper. « Un autre canal est celui de l’engrais. Sa production est très liée à l’énergie fossile. On a déjà vu une hausse des matières premières pour produire ces engrais », poursuit l’économiste. Or, l’usage des engrais est très répandu dans l’agriculture.
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