La Réserve fédérale, la BCE, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon réunissent leur comité de politique monétaire. Si aucun mouvement sur les taux directeurs n’est attendu, l’attention se portera sur les prévisions des banquiers centraux quinze jours après le déclenchement de la guerre en Iran.Pas moins de quatre banques centrales majeures – la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque du Japon (BoJ) – se réunissent cette semaine pour leur réunion de politique monétaire. Ce sont moins les décisions sur les taux directeurs que les prévisions des banquiers centraux qui vont attirer l’attention. Le contexte a radicalement changé depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël se sont lancés dans une attaque commune contre l’Iran.
« Nous n’anticipons aucune décision de la part des banques centrales [cette semaine], à l’exception du Brésil, écrit dans une note l’équipe recherche de Société générale CIB. L’élément clé à surveiller sera la manière dont les banques centrales évalueront le risque d’inflation découlant de la guerre en Iran. Les communications devraient maintenir des orientations délibérément prudentes », ajoute l’auteur.
La zone euro et l’Asie plus touchées
À l’entame de la troisième semaine du conflit, il est difficile en effet de faire des projections, surtout quand le président américain Donald Trump passe régulièrement d’un scénario de conflit long à celui d’une conclusion rapide, et inversement. En attendant, les prix du pétrole ont grimpé de 40 % et les taux longs sont repartis vivement à la hausse, de près de 30 points de base en quinze jours sur les signatures de référence que sont les États-Unis ou l’Allemagne. Ce qui est considérable.
Malgré tout, le choc économique est plutôt modéré. Selon plusieurs estimations, les prix du pétrole, actuellement autour de 100 dollars le baril, devraient encore doubler pour atteindre l’ampleur des chocs pétroliers de la fin du XXe siècle. Mais les effets peuvent varier selon les zones économiques et toutes les banques centrales ne sont pas au même niveau de leur cycle monétaire.
Une seule baisse aux États-Unis