Les cadres expérimentés ont affronté une concurrence plus féroce sur le marché du travail au premier trimestre 2026, selon un indice du cabinet LHH dévoilé par La Tribune. À l’inverse, les tensions sur l’emploi des cadres dirigeants s’apaisent en raison de moindres mobilités.Comment le marché du travail des cadres se porte-t-il en 2026 ? Pour les cadres expérimentés, trouver un emploi peut se transformer en parcours du combattant. Le nombre moyen de candidatures pour un poste a bondi au premier trimestre pour s’établir à 59 contre 54 en 2025, selon le dernier indice du cabinet LHH dévoilé en avant-première par La Tribune ce vendredi 22 mai. À l’opposé, les tensions sur le marché du travail des cadres dirigeants semblent s’apaiser.
Le nombre moyen de candidats par poste chute pour passer de 74 en moyenne l’année dernière à 48 au premier trimestre. « On observe moins de mobilité chez les cadres dirigeants. Ceux en poste postulent moins qu’auparavant en raison du manque de visibilité et de l’incertitude », explique Nicolas Guillaume, directeur des opérations chez LHH Recruitment Solutions. Résultat, les tensions sur le marché du travail se creusent entre les cadres dirigeants et les cadres expérimentés. Les derniers chiffres du chômage supérieurs à 8 % – une première depuis 2021- et les indices PMI au plus bas en cinq ans montrent que l’économie française traverse une passe difficile. Les économistes évoquent désormais une croissance en repli au deuxième trimestre après un début d’année à zéro pour le PIB.
La concurrence fait rage chez les consultants RH et Data analysts
À partir d’un nouvel indice sur les distorsions de candidature, le cabinet a bâti un palmarès des métiers les plus en concurrence chez les cadres. Parmi les postes les plus exposés aux tensions, figurent en premier lieu les consultants RH. Ces derniers doivent affronter quatre fois plus de candidatures que la moyenne. Viennent ensuite les data analysts, soumis au même niveau de concurrence que les précédents.