🔴 Détroit d'Ormuz, repli des bourses mondiales à cause de la tech, climat des affaires dégradé... L'essentiel de l'actualité ce mardi 23 juin
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L’essentiel de l’actualité ce mardi.
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Bonjour à tous, nous sommes le mardi 23 juin 2026. Bienvenue dans l'Essentiel de La Tribune. À la Une de l'actualité ce jour, Téhéran a indiqué vouloir garder le contrôle du détroit d'Ormuz malgré la levée des sanctions. En France, l'activité économique tourne au ralenti à cause de la canicule, alerte Patrick Martin, le président du Medef. Du côté des marchés, les bourses mondiales dévissent à cause des inquiétudes sur l'intelligence artificielle.
Les détails, ainsi que d'autres informations, à lire ci-dessous dans notre fil.
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Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d'Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, près d'une semaine après la conclusion d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran. Ce trafic représente près d'un tiers des franchissements en temps de paix (environ 120 par jour) via ce passage stratégique pour le commerce mondial, par où transite d'ordinaire un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.
Téhéran a, d'ailleurs, répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, malgré l'annonce par Washington d'une levée des sanctions sur le pétrole iranien. Les discussions du week-end en Suisse ont permis de poser des « bases très solides pour aboutir à un accord final réussi », s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions pétrolières américaines.
Cependant, l'Iran n'a pas l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites bombardés par Israël et les États-Unis, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères. JD Vance avait affirmé lundi que les Iraniens avaient « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne, qualifiant cela d'« étape majeure ». L'Iran sera également « le seul pays » habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs qui seront débloqués par les États-Unis, a affirmé un haut responsable iranien mardi, alors que Washington a laissé entendre que leur déblocage pourrait être assorti de conditions, notamment des contrats agricoles.
Les marchés boursiers européens ont ouvert en recul mardi, ployant face au retour des craintes concernant les gigantesques valorisations des valeurs de la tech et de l'intelligence artificielle. Dans les premiers échanges, vers 09H05, Francfort perdait 1,15 %, Milan 1,05 %, Paris 0,95 %, et Londres 0,73 %.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

En Asie, la Bourse de Séoul a dévissé de 10 % en clôture, tandis que celle de Tokyo a lâché 3,6 %. Dans le détail, à Séoul, l'indice star Kospi a terminé sur un plongeon de 9,99 % à 8 203 points. À Tokyo, l'indice phare Nikkei a perdu 3,54 % à 69 388 points. Les géants des puces se sont effondrés sur ces deux marchés.
L'épisode caniculaire qui s'abat depuis plusieurs jours sur la France affecte l'économie du pays, qui « tourne au ralenti », a déclaré le président du Medef Patrick Martin mardi sur BFMTV/RMC. « La France tourne au ralenti, les chefs d'entreprise, autant que possible, mettent en œuvre les préconisations pour protéger leurs salariés. Immanquablement, c'est une désorganisation du travail et, au cas par cas, moins de travail », a indiqué le dirigeant.
Certains secteurs sont « au contraire en surchauffe », a nuancé Patrick Martin, citant par exemple « tout ce qui tourne autour des boissons, des glaces », mais ils sont « très minoritaires », a-t-il indiqué.
La nuit de lundi à mardi a, d'ailleurs, été la plus chaude jamais enregistrée en France depuis le début des mesures en 1947, a annoncé aujourd'hui Météo-France.
Le climat des affaires « reste dégradé » au mois de juin, annonce mardi l'Insee, l'indicateur le mesurant demeurant stable, tandis que le climat de l'emploi « s'assombrit davantage ».
L'indicateur synthétique du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité marchands, est stable à 94, en deçà de son niveau moyen de 100, détaille l'institut national de la statistique, tandis que l'indicateur du climat de l'emploi perd encore trois points à 89, comme le mois précédent, au plus bas depuis juin 2013 (hors crise sanitaire).
Dans la zone euro, la contraction de l'activité au sein du secteur privé a ralenti en juin, selon l'indice PMI Flash publié mardi par S&P Global, grâce à une atténuation des tensions sur les prix liées au conflit au Moyen-Orient.
Des actionnaires de la société de paiement Worldline, lésés par la chute de son cours de Bourse depuis 2021, l'ont assigné lundi en justice, estimant que le groupe français a diffusé des informations trompeuses sur ses finances et ses perspectives de croissance.
Worldline est un maillon de la chaîne des paiements qui se rémunère en commissions sur les flux de ses clients, des commerçants physiques et en ligne. Ancienne filiale d'Atos, la société a connu ces dernières années une série de pannes spectaculaires, des révisions régulières à la baisse de ses objectifs financiers, et une chute de sa valeur qui a entraîné sa sortie fin 2023 du CAC 40, le principal indice de la Bourse de Paris.
(Veille réalisée avec AFP et Reuters)
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