Dans un contexte incertain, la Banque de France réduit encore sa prévision de croissance
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La Banque de France anticipe une croissance de 0,5 % du PIB en 2026.
CP/CHM/ - CHARLES PLATIAU - CHARLES PLATIAU
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La Banque de France anticipe une croissance de 0,5 % du PIB en 2026.
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Ce n'est pas une surprise. La Banque de France a corrigé à la baisse — par rapport à ses travaux publiés en mars — sa prévision de croissance de l'économie française en 2026. L'institution, désormais pilotée par Emmanuel Moulin, table sur une croissance de 0,5 % cette année dans une note dévoilée mardi 16 juin, en recul de 0,4 point de PIB par rapport à ses dernières projections.
D'un point de vue méthodologique, ce chiffre s'appuie sur des hypothèses techniques (prix du pétrole, du gaz, etc.) fournies par l'Eurosystème — l'autorité monétaire de la zone euro — à la Banque de France, arrêtées au 21 mai. Il ne prend donc pas en compte les potentiels effets économiques de la signature du traité de paix entre les États-Unis et l'Iran, prévue ce vendredi 19 juin, à Genève (Suisse).
Cette révision à la baisse de la croissance fait suite à une « surprise négative » au premier trimestre qui a vu l'activité reculer de 0,1 % et une hypothèse de prix du pétrole « plus défavorable », selon l'institution. Ce dernier grimperait jusqu'à 112 dollars par baril au deuxième trimestre — il affichait 80 dollars le baril ce mardi 16 juin —, avant de redescendre à 77 dollars à compter de 2028.
« L'activité a été moins résiliente que prévu au premier trimestre », souligne Xavier Debrun, chef économiste de la Banque de France. Même si, elle devrait être « stable » au deuxième trimestre, prévient l'institution. Et ce, malgré un mois de mai très en demi-teinte, notamment dans l'industrie.
Le peu de croissance de l'Hexagone serait tiré par le commerce extérieur qui représenterait, à lui seul, 0,2 point de PIB. Une performance qui tiendrait surtout aux bons résultats des exportations acquis au second semestre 2025. Celles-ci ayant brutalement chuté au premier trimestre (-3,5 %) — particulièrement dans l'aéronautique. Mais la Banque de France s'attend à « un fort rebond » durant ce deuxième trimestre.
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