L'atténuation de l'inflation s'explique " par le fort ralentissement des prix de l'énergie, notamment ceux des produits pétroliers ", détaille l'Insee.
Les prix à la consommation ont progressé de 1,8 % sur un an en France au mois de juin, après 2,4 % en mai dans le sillage des prix de l'énergie, a indiqué l'Insee. Les dépenses de consommation des ménages en France ont pour leur part augmenté en mai.
C'est une bonne nouvelle pour l'économie française. L'inflation marque nettement le pas et s'établit à 1,8 % sur un an au mois de juin, après 2,4 % en mai dans le sillage des prix de l'énergie, a indiqué l'Insee dans un communiqué ce mardi 30 juin.
Cette atténuation de l'inflation s'explique « par le fort ralentissement des prix de l’énergie, notamment ceux des produits pétroliers », après l'annonce le 17 juin d'un protocole d'accord de paix au Moyen-Orient, ainsi qu'un ralentissement des prix des services et de l'alimentation, détaille l'Insee dans cette première estimation qui doit être confirmée le 10 juillet.
Malgré leur ralentissement, les prix de l'énergie restent « toutefois en nette augmentation sur un an » (+11,2 % en juin après +16,6 % en mai), observe l'Insee. Le prix des services – une composante qui pèse plus de la moitié de l'indice des prix à la consommation – a ralenti, mais dans une moindre mesure, grimpant de 1,8 % en juin après +2,4 % en mai.
Le coût des produits alimentaires est lui aussi en léger repli, à +0,9 % sur un an en juin contre +1,1 % en mai, grâce au ralentissement des prix des produits frais (+2,8 % sur un an en juin, contre +3,4 % en mai). Le prix du tabac est lui quasi stable, à +3,3 % sur un an en juin après +3,2 % en mai. Sur un mois, les prix à la consommation diminuent de 0,2 %, après +0,1 % en mai.
L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre les pays de la zone euro, a lui augmenté de 2 % sur un an en juin, après +2,8 % sur un an en mai.
La consommation tirée par les dépenses en énergie
Autre bonne nouvelle, cette fois en trompe-l'œil : les dépenses de consommation des ménages en France ont augmenté en mai, tant sur un mois (+0,5 %) que sur un an (+0,3 %), mais elles sont tirées principalement par la hausse des dépenses en énergie.
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« Cette augmentation est portée par le net rebond de la consommation de gaz et d'électricité après un mois d'avril particulièrement chaud », affirme l'Institut national de la statistique et des études économiques, tandis que les dépenses alimentaires et la consommation de biens fabriqués ont quant à elles stagné.
Dans le détail, les dépenses en énergie des ménages ont augmenté de 2,3 % en mai, contre une baisse de 3,2 % en avril. La consommation des biens fabriqués a ralenti (+0,1 % après +0,4 % en avril), malgré les achats de matériels de transport qui repartent nettement à la hausse (+1,8 % après -0,3 %), « notamment ceux des voitures neuves », note l'Insee.
Les dépenses en biens fabriqués sont pénalisées par le textile, en léger repli (-0,1 %), et les biens d'équipement du logement (-0,7 %). Côté alimentaire, la consommation des ménages stagne, après un léger repli en avril (-0,2 %), et la consommation de tabac continue de diminuer.