La Gironde désertée par les touristes : « les annulations se comptent par dizaines »
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La plage d'Arès, commune évacuée, est complètement déserte dimanche 26 juillet.
PC / La Tribune
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La plage d'Arès, commune évacuée, est complètement déserte dimanche 26 juillet.
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« Ça fait deux ans que c’est compliqué, on attendait enfin une bonne saison et c’est le pire des scénarios qui se présente », s'inquiète Mathilde Thé, propriétaire du T Boutique Hôtel, sur le front de mer d’Arcachon. Son standard reçoit des annulations « par dizaines », tous les jours, même pour des réservations fin août. Le soleil brille pourtant sur les paysages idylliques de cet écrin de la Gironde mais l’ambiance est trop calme pour cette période de l’année. Alors que les rues et les plages grouillent habituellement de touristes, l’ambiance est très morose.
Tous les commerçants rencontrés tentent de relativiser, comme ce batelier de plaisance qui propose des sorties sur le Bassin en pinasse : « Il y a des gens qui perdent tout dans ce type d’incendie, pour nous c’est moins grave. Et puis c’est aussi une question de décence, on ne va pas emmener des gens en bateau profiter du paysage alors qu’il est en train de brûler... »
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Chacun constate donc, impuissant, la baisse de la fréquentation. Pour une région qui vit essentiellement du tourisme et dont le modèle économique repose tout entier sur cette saison, l’enjeu est vital. Vincent Prevot, propriétaire de l’emblématique poissonnerie Lucine au Cap-Ferret, est dans le flou par rapport au soutien qu’il pourrait attendre des assurances « On sait déjà qu’on a plusieurs jours de carence mais pour nous trois jours en ce moment ça peut correspondre à un mois de chiffres hors saison... » Alors il craint que ce soit « fatal pour certains commerces, parce qu’aucune entreprise à Lège-Cap-Ferret ne peut survivre sans faire une bonne saison estivale. »