Tour Montparnasse : la maire de Paris joue la carte de l’apaisement
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Tour Montparnasse
Steven Strehl/WikimediaCommons
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Tour Montparnasse
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Ils étaient tous présents autour de la table lundi pour parler de la tour Montparnasse. Côté Hôtel de Ville, puissance invitante, le maire (PS) de Paris, Emmanuel Grégoire, accompagné de la directrice de l’urbanisme Ariane Bouleau. Côté copropriétaires, Gilles Etrillard, le patron de LFPI, qui contrôle 28 % des tantièmes de la copropriété, Matthias Savignac, président de la MGEN, qui en détient 18 %, son directeur de l’immobilier, Gérald Boudet, président du conseil syndical.
Mais aussi Anne-Sophie Jahan, directrice des investissements chez NJJ Holding, la holding personnelle de Xavier Niel, qui possède 10 % du gratte-ciel avec ses associés, ou encore Frédéric Lemos, ancien patron de la gestion d’actifs de LFPI, licencié en novembre dernier et ex-président du conseil syndical durant dix ans. Cet homme clé est propriétaire du 43ᵉ étage, quand LFPI a les 44ᵉ et 45ᵉ.
Et pour cause : la rénovation du monument iconique, actée en septembre 2017 par l’ancienne maire socialiste Anne Hidalgo et le maire (LR) du XVᵉ arrondissement, toujours en fonction, Philippe Goujon, patine. En lieu et place d’une façade végétalisée, d’un hôtel perché entre le 42ᵉ et le 45ᵉ et d’une serre agricole de 20 mètres de haut en surélévation, l’opération pourrait se limiter à un simple ravalement de façade. Mardi 21 juillet, en assemblée générale, contre l’avis de LFPI, les autres copropriétaires ont validé une première tranche de curage et de désamiantage de 80 millions d’euros.