C'est une étude qui se veut non pas quantitative, mais qualitative. Et qui a choisi la voie de la prospective, plutôt que celle du bilan. Il n'empêche : en conduisant deux missions d'une semaine chacune sur deux territoires aux deux extrémités du globe (à savoir le hub d'innovation de San Francisco aux États-Unis et celui de Bangalore, en Inde), sélectionnés pour être les avant-postes des mutations à venir, le gestionnaire en immobilier commercial JLL comptait réfléchir aux différents scénarios qui repenseront l'immobilier de demain. Et ce, face à une révolution bien particulière : celle de l'IA.
Au total, les équipes Recherche & prospective de JLL ont rencontré près de 100 personnes issues de plus de 40 organisations, parmi lesquelles des grandes entreprises, des industriels, des chercheurs et têtes pensantes du monde académique, des urbanistes et designers ou encore des investisseurs pour chercher à comprendre comment l’IA appellera à reconfigurer les futurs bâtiments.
« L'IA n'est pas un sujet nouveau, mais on s'interrogeait beaucoup sur la manière de l'aborder, car on avait le sentiment que l'on parlait beaucoup des impacts de l'IA dans le domaine du travail, mais que nous n'allions pas assez loin pour déterminer les impacts concrets que pourrait avoir cette technologie sur notre immobilier », expose Diana Naït-Belkacem, consultante senior Recherche et Prospective chez JLL et co-auteur de cette étude.