Le nombre de chômeurs en catégorie A inscrits à France Travail a augmenté de 0,8 % sur un trimestre et de 3,1 % sur un an. Plombée par une croissance atone et des coupes dans l’apprentissage, la machine à créer de l’emploi s’enraye.Les nuages s’accumulent au-dessus du marché du travail. Sans correction, le nombre d’inscrits chez France Travail grimpe de 0,8 % entre les deux premiers trimestres de 2026 pour la catégorie A et de 3,1 % sur un an. En tenant compte de la réforme « plein-emploi », le nombre de personnes inscrites à France Travail en catégorie A a un peu baissé entre le premier et le second trimestre 2026 (-0,2 %), selon les chiffres de la Dares. Sur un an, la diminution est plus marquée (-1,6 %). Pour rappel, tous les bénéficiaires du RSA, les jeunes inscrits aux missions locales et les travailleurs inscrits à Cap emploi doivent pointer à France Travail, ce qui, mécaniquement, fait « gonfler » les statistiques.
Autre avertissement, la mise en œuvre du décret sanction au 1ᵉʳ juin 2025 a fait chuter les radiations en cas de manquement. Pour rappel, la catégorie A concerne les personnes sans aucun emploi tandis que les catégories B et C regroupent des individus en activité partielle. La croissance économique a légèrement reculé au premier trimestre et la plupart des instituts de prévision ont révisé leurs chiffres à la baisse pour 2026.
Hausse chez les jeunes et les chômeurs de longue durée
Dans le détail, les jeunes sont particulièrement touchés par une hausse supérieure à la moyenne (+1,2 % contre 0,8 %) sur un trimestre. Sur un an, l’augmentation est encore plus spectaculaire (+3,1 %). Il y a certes les effets de la réforme du plein-emploi qui oblige les moins de 25 ans suivis par les missions locales à s’inscrire, mais aussi la mauvaise conjoncture.