L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge
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La zone euro a enregistré un repli inattendu de son activité économique au premier trimestre.
/FW1HFS/Harikrishnan Nair - REUTERS - Wolfgang Rattay
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La zone euro a enregistré un repli inattendu de son activité économique au premier trimestre.
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La zone euro a enregistré un repli inattendu de son activité économique au premier trimestre. Selon la nouvelle estimation d'Eurostat, le Produit intérieur brut (PIB) des 21 pays partageant la monnaie unique a reculé de 0,2 % sur les trois premiers mois de l'année, par rapport au trimestre précédent. Et ce, au lieu d'une croissance de 0,1 % précédemment annoncée par l'institut de statistiques européen.
Cette révision d'une ampleur inhabituelle est liée à une chute de l'activité économique en Irlande encore plus importante que prévu. Elle est désormais chiffrée à 12,1 %, loin de la contraction de 2 % initialement annoncée par le bureau des statistiques irlandais, le CSO. Ce dernier avait expliqué jeudi cette révision hors normes par la prise en compte de données liées aux multinationales, qui ont un poids considérable au sein de l'économie irlandaise.
Mais il souligne que l'économie européenne a été soutenue en début d'année par des achats anticipés, liés au conflit au Moyen-Orient. La guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l'Iran a en effet poussé certaines entreprises et consommateurs à faire des réserves pour se prémunir contre les risques de pénuries et/ou de hausses de prix sur certains produits. Or, « cet effet devrait s'inverser au 2e trimestre », prévient cet expert, qui s'attend à une stagnation du PIB de la zone euro au printemps, en excluant l'Irlande.
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La performance de la France, deuxième économie de la zone euro, a également été revue en baisse fin mai, son PIB ayant reculé de 0,1 % selon l'Insee, au lieu d'une croissance nulle annoncée auparavant. Pour l'Insee, ce recul paraît davantage dû à des causes internes à la France qu'à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février. Tant la demande intérieure que le commerce extérieur ont pesé sur la croissance au premier trimestre, et seules les variations de stocks ont atténué la baisse du PIB.
« C'est une mauvaise surprise », après une croissance de 0,2 % au quatrième trimestre 2025 et de 0,9 % sur l'année 2025, a reconnu la semaine dernière Dorian Roucher, chef du département de la conjoncture de l'Insee, lors d'un point presse. « Il y a des surprises sectorielles, dont on peut penser qu'elles sont ponctuelles », comme « les très mauvais chiffres sur la rénovation des logements : c'est très rare que ce secteur-là baisse autant », a-t-il cependant tempéré.
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Le léger repli du PIB au premier trimestre « est lié en partie à des facteurs exceptionnels : la clémence de l'hiver, qui s'est traduite par une baisse de la consommation d'énergie, des exportations d'Airbus inférieures à l'habitude, mais aussi - et j'insiste là-dessus -, l'impact sans doute assez fort de la loi spéciale », a déclaré vendredi de son côté le ministre de l'Économie Roland Lescure.
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