La croissance économique de la planète ne devrait pas dépasser les 3 % en 2026, selon les différents scénarios de l’OCDE. Plombée par les effets désastreux du conflit et des coupes budgétaires, l’économie française pourrait frôler la récession.La guerre au Moyen-Orient n’en finit pas de faire des dégâts sur l’économie. Trois mois jour pour jour après l'entrée en guerre des États-Unis et d’Israël en Iran, les indicateurs macroéconomiques continuent de se dégrader à grande vitesse. Dans ses perspectives intermédiaires dévoilées ce mercredi 3 juillet, l’OCDE a dessiné deux scénarios. Dans l’hypothèse d’une guerre limitée dans le temps, la croissance du PIB devrait marquer le pas à 2,8 % en 2026 contre 3,5 % en 2025.
La guerre au Moyen-Orient fait bondir les prix
Dans les pays riches, l’inflation devrait grimper à 4 % en 2026 contre 3,5 % l’année dernière. En cas d’hostilité à rallonge, l’activité planétaire pourrait brutalement ralentir à 2,1 % en 2026 et 1,8 % en 2027. Par rapport à décembre, c’est une révision brutale de la projection de croissance du PIB.
Avant l’entame des affrontements, l’OCDE tablait sur un coup d’accélérateur du PIB à 2,9 %. « L’évolution du conflit au Moyen-Orient demeure incertaine, mais ses conséquences économiques devraient vraisemblablement perdurer encore quelque temps, même après sa résolution », écrit le chef économiste Stefano Scarpetta dans son éditorial. Au printemps déjà, le responsable avait alerté sur les conséquences désastreuses de cette entrée en guerre dans les colonnes de La Tribune.
Une croissance morose en zone euro…
En zone euro, la croissance du produit intérieur brut devrait ralentir entre 2025 et 2026 passant de 1,4 % à 0,8 % en 2026. La consommation et les investissements dans le secteur privé ont grandement marqué le pas sous l’effet de la hausse des prix. L’inflation dépasse désormais le seuil des 3 %, soit un niveau supérieur à la cible de 2 % de la Banque centrale européenne (BCE).