La France se positionne au modeste 17e rang sur 58 pays analysés par le cabinet Eight Advisory, un classement qui agrège quatre piliers allant de l’économie à la cohésion sociale. Le pays se trouve nettement handicapé par une 53e place « calamiteuse » en matière de désincitation fiscale, mais son tissu d’enseignement de qualité l’empêche de sombrer.Les pays scandinaves trustent les premières places du classement mondial de la compétitivité établi par le cabinet de conseil en stratégie et finances Eight Advisory. Cette évaluation synthétique porte sur 58 pays qui concentrent, à eux seuls, les trois quarts de l’humanité, incluant tous les membres de l’OCDE ainsi que des puissances émergentes comme la Chine, l’Inde ou le Brésil.
L’étude révèle que la « première division » de la compétitivité mondiale est dominée par un modèle spécifique : les sept pays affichant la compétitivité la plus élevée sont tous les pays scandinaves, rejoints par la Suisse, les Pays-Bas et l’Irlande. Le rapport met en évidence que la (petite) taille d’un pays et la localisation en Europe du Nord sont des avantages décisifs en matière de compétitivité nationale.
La France, puissance tranquille mais économiquement fragile
La France (17e) s’insère dans un second groupe désigné comme celui des « puissances tranquilles ». Ce groupe est majoritairement européen, comprenant également l’Allemagne (10e), le Royaume-Uni, le Benelux, l’Australie et le Canada.
L’analyse des quatre piliers (économie, enseignement, soutenabilité, cohésion sociale) qui forgent la compétitivité synthétique révèle un profil français contrasté. L’Hexagone est « nettement handicapé » par son économie, ne se classant qu’au 30e rang sur 58 sur ce seul critère. Le point de faiblesse le plus critique se situe dans le domaine fiscal, avec une position 53e en matière de désincitation fiscale.