« La neige est au Nord, la glace est au Sud », répète, inlassablement, Fabrice Pannekoucke. Lui qui s’est fait discret depuis que le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, s’est opposé à la tenue des épreuves de hockey masculin à l’Allianz Riviera, sort aujourd’hui de sa réserve. Car le Cojop a annoncé, hier, que face aux limites des plans B présentés par Nice, les pistes de Lyon et Paris seraient explorées pour respecter les contraintes budgétaires, autrement dit utiliser de l’existant. Les deux villes, bien sûr, se disent toutes prêtes à saisir l’opportunité.
Mais Lyon et Paris peuvent-ils faire partie des territoires de ces Jeux… intitulés Alpes Françaises 2030 ? « Des études complémentaires sont lancées par le Cojop pour des options non niçoises. Toutes les explorations doivent être menées : d’abord dans la région Sud, ensuite dans la région Auvergne-Rhône-Alpes », poursuit Fabrice Pannekoucke à qui Renaud Muselier vient de transmettre le titre de président de la Solideo pour un an. Ainsi, le Cojop va interroger Marseille et Gap dans le Sud, Albertville et Grenoble dans le Nord pour qu’ils puissent indiquer s’ils ont des disponibilités en accord avec les exigences et le cahier des charges du Comité international olympique (CIO). Les quatre villes vont donc devoir répondre rapidement pour que les autres options soient, potentiellement, regardées. Quoi qu'il en soit, « ce qui ne sera pas dans le Sud, sera dans le Nord », avance Pannecoucke qui ne voit pas en Paris « l’empreinte de la candidature » qu'ont menée les deux régions traversées par les Alpes.