Eric Ciotti l'avait dit : cela constituait une ligne rouge. Le stade Allianz Riviera ne sera donc pas le lieu d'accueil des épreuves de hockey masculin. Si Lyon ou Paris sont envisagés, Nice n'a peut-être pas dit son dernier mot. En filigrane, reste la question des retombées économiques, de l'héritage et du financement.C'est un sujet qui fait débat et dont la finalité n'est pas encore tranchée : Nice conservera-t-elle l'entièreté des épreuves du pôle glace ou devra-t-elle laisser celles concernant le hockey masculin s'envoler vers d'autres cieux, probablement parisiens ou lyonnais ?
Nice ne dit pas non totalement
C'est la question pleine et entière qui se pose encore alors que les discussions entre les parties se poursuivent, bien que le Comité d'organisation, via un communiqué, ait entériné le fait que, désormais, d'autres pistes sont regardées, à Paris, qui vient juste d'accueillir les JO 2024, ou à Lyon. Car d'Allianz Riviera il n'y aura point, cela est acté. En revanche, Nice possédait dans son escarcelle deux plans B, l'un au stade Charles Ehrmann, l'autre aux Arboras. Deux options proposées par le maire de Nice, Eric Ciotti, qui avait répété à quel point, l'utilisation du stade qui héberge l'OGC Nice était une ligne rouge infranchissable. Pas uniquement pour le fait que l'équipe de football locale soit obligée de trouver un autre terrain de jeu, mais aussi pour le coût de la structure prévue pour couvrir le stade à ciel ouvert, soit une toiture spécifique dont l'investissement nécessaire s'élève à 80 millions d'euros.
Ces deux plans B, l'un concernant le stade Charles Ehrmann, l'autre le stade - en construction - des Arboras, le COJOP les a étudiés. Et dit dans le communiqué publié ce jour que « les analyses techniques, temporelles et financières menées ont mis en évidence les limites de ces options, notamment au regard de leur coût très élevé et de leur impact ».
Des limites certes, mais pas non plus un non ferme et définitif. C'est d'ailleurs bien ce que semble dire le maire de Nice qui rappelle que « si des évolutions sont encore à l'étude, notamment concernant le hockey sur glace masculin », la Ville reste « pleinement mobilisée ». Autrement dit, Nice ne baisse pas les bras, et rappelle d'ailleurs au passage, que sa version du projet est la « plus viable, sur le plan technique, financier et opérationnel ».