La dernière ligne droite d'un marathon à hauts risques se profile, et il n'aura pas été sans embuches. Alors que le comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver (Cojop), basé à Lyon, se restructure doucement après une profonde crise de gouvernance qui aura signé le départ de son directeur général Cyril Linette ainsi que de plusieurs membres, les équilibres bougent en Auvergne-Rhône-Alpes.
Alors que la carte des sites olympiques avait déjà pris du retard et est désormais annoncée pour juin prochain, les dernières élections municipales pourraient à nouveau rebattre la donne sur les dossiers olympiques. Car si, à Méribel (Savoie), le nouvel édile Bernard Front qui a récupéré le fauteuil de l'ex-maire Thierry Monin semble favorable à une reprise des discussions avec le Cojop (alors que Méribel avait claqué la porte à l'automne dernier suite au retour dans la course de Val d'Isère), à Nice, les discussions promettent d'être animées au sujet de la patinoire chargée d'accueillir les sports de glace. Le nouveau maire UDR-RN Eric Ciotti l'a répété : il ne veut pas de la construction de la patinoire dans l’Eco-Vallée, à proximité de stade Allianz Riviera, et propose une solution alternative.
Une crainte mise en avant par Renaud Muselier, président de la Région Sud co-organisatrice des Alpes 2030 avec la région AuRA, dès le lendemain des élections municipales. « Avec Nice on a un problème réel avec un maire élu qui est pour les Jeux, mais pas de la même manière que le projet initial, » avait déclaré à l’AFP Renaud Muselier, qui préside également la Solideo, l’établissement public chargé de la livraison des ouvrages pour ces JO d’hiver des Alpes françaises. « Ça mérite quelques explications de texte pour voir si c’est viable à Nice, sinon il faudra réévaluer », a-t-il poursuivi. « Je n’hésiterai pas à tout changer s’il le faut », a-t-il insisté, assurant avoir « un plan B » sur lequel il n’a pas voulu donner de précisions.