Blendcel, cette start-up qui transforme les déchets textiles en matériaux durables
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A ce jour, Blendcel transforme un à deux kilos de matières textiles complexes en matériaux biosourcés par mois.
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A ce jour, Blendcel transforme un à deux kilos de matières textiles complexes en matériaux biosourcés par mois.
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En 2024, selon l’éco-organisme Refashion, quelque 3,5 milliards de nouveaux produits textiles, linges de maison et chaussures (TLC) ont été mis en vente en France. Soit, plus de 890 000 tonnes, dont seul un tiers – environ 289 000 tonnes – est collecté, valorisé sur le marché de la seconde main ou recyclé. « Le reste est brûlé, envoyé à l’étranger ou perdu on ne sait où », explique Marion Négrier, docteure en chimie des matériaux. Spécialisée dans le recyclage des textiles, la lauréate du prix Jeunes Talents France L’Oréal-Unesco a créé Blendcel, spin-off du CEMEF (Centre de Mise en Forme des Matériaux) de Sophia Antipolis, centre de recherche de Mines Paris associé au CNRS, afin de développer et d’opérer un nouveau procédé de recyclage. Propre évidemment. Et capable de répondre en partie à la problématique du secteur, submergé par une fast-fashion dont les exutoires n’existent pas. Ou trop peu.
Fondée en 2024, la jeune pousse transforme donc les textiles qu’elle récupère en nouveaux matériaux à forte valeur ajoutée. Une matière première composée d’une part de chutes industrielles (découpes, lisières, bourres voire poussières), de l’autre de textiles post-consommation issus des bennes de recyclage qui sont collectés, triés et préparés par les effilocheurs. Dans les deux cas, « ce sont des textiles plus ou moins contaminés, qui ne respectent pas les normes des recycleurs classiques parce qu’ils n’ont pas la bonne forme, sont très mélangés, contiennent des lubrifiants ou sont produits à partir de fibres naturelles de mauvaise qualité », détaille-t-elle. « Nous ne venons pas concurrencer les recycleurs de coton et filatures, nous prenons la matière qui aujourd’hui est incinérée car pas recyclée ou recyclable. » Seul impératif toutefois, « elle doit contenir plus de 50% de fibres végétales comme le coton ou la viscose. »
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