Immobilier : Lyon et Bordeaux veulent expérimenter un encadrement des loyers commerciaux
Anne Taffin et Pierre Cheminade
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Une rue commerçante, dans le premier arrondissement de Lyon.
Snap Wander, Unsplash
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Une rue commerçante, dans le premier arrondissement de Lyon.
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Coup double. Le jour même où les parlementaires publiaient leur rapport sur l’encadrement des loyers des particuliers, jugeant le dispositif fonctionnel, les maires de Lyon et Bordeaux interpellaient Sébastien Lecornu afin de demander au Premier ministre, d'expérimenter un encadrement des loyers commerciaux dans leurs villes. Une initiative qui fait suite à l’organisation d’Assises du commerce dans les deux métropoles au cours des derniers mois, et qui ont déjà donné lieu à plusieurs mesures comme la création d' « Office du commerce » afin de mieux accompagner les commerçants.
« A présent, nous ne pouvons plus agir seuls sur l’un des facteurs les plus pénalisants pour le commerce indépendant : le niveau des loyers commerciaux », arguent Pierre Hurmic (Bordeaux) et Grégory Doucet (Lyon) dans leur courrier au nouveau Premier ministre. Un certain nombre de loyers serait largement « déconnecté » de la réalité et de la capacité des commerces indépendants, laissant uniquement la place à l'implantation de grandes enseignes.
Or, « le commercial indépendant et local est vital dans les centres-villes, pour éviter leur uniformisation mais aussi préserver la richesse apportée par des commerces qu'on ne trouve pas ailleurs », plaide Camille Augey, adjointe au maire à l'emploi et au commerce.
L'augmentation des loyers est le fruit de deux grands facteurs, le premier étant l'ILC. « L’indice de l’augmentation des loyers commerciaux (ILC) est indexé sur l'inflation. Plus cette dernière est élevée, plus le loyer augmente quand bien même vous disposez d’un bail 3, 6 ou 9 ans », explique Johanna Benedetti. Selon l'Insee, cet ILC aurait augmenté de quasiment 30 points entre 2015 et 2025.
Une situation renforcée par une quête de profit toujours plus forte de la part des propriétaires, et une forte spéculation sur l'immobilier commercial, ajoutent la fondatrice de Les Poupées et l'adjointe au Maire de Lyon.
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Anne Taffin et Pierre Cheminade