Choc historique sur la confiance des ménages américains, au plus bas depuis 1952
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Les ménages américains redoutent désormais une inflation durablement élevée.
MB/ - REUTERS - MIKE BLAKE
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Les ménages américains redoutent désormais une inflation durablement élevée.
MB/ - REUTERS - MIKE BLAKE
La confiance des ménages américains vient d’atteindre un niveau historiquement bas, illustrant l’ampleur des tensions qui pèsent sur l’économie des États-Unis. Selon les données définitives de l’Université du Michigan publiées vendredi, l’indice de confiance chute à 44,8 points en mai, contre 49,8 en avril et 48,2 lors de la première estimation du mois. Un niveau historiquement bas, pour un indicateur créé en 1952, il y a plus de 70 ans.
Ce recul marque un nouvel épisode dans une série de dégradations continues du moral des ménages, dans un contexte dominé par les inquiétudes sur le coût de la vie et la persistance de l’inflation. L’indice s’éloigne nettement des niveaux déjà dégradés observés ces dernières années, confirmant un climat de défiance durable.
La dégradation est également visible dans le détail de l’enquête. Le jugement des consommateurs sur leur situation actuelle recule à 45,8 en mai, contre 52,5 en avril, tandis que les perspectives chutent à 44,1 après 48,1 un mois plus tôt. Ces niveaux traduisent une perte de confiance généralisée, aussi bien sur la situation présente que sur les anticipations économiques.
Au cœur des préoccupations, l’inflation reste déterminante. L’Université du Michigan souligne que « le coût de la vie reste la première des préoccupations avec 57 % des consommateurs mentionnant spontanément que la hausse des prix avait des conséquences pour leurs finances personnelles, contre 50 % le mois dernier ».
Cette pression est renforcée par les anticipations des ménages, qui redoutent une inflation durablement élevée. Ils attendent désormais une hausse des prix de 4,8 % sur un an, contre 4,7 % en avril et 3,4 % avant la flambée des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques. À plus long terme, les anticipations atteignent 3,9 %, contre 3,4 % le mois précédent.
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Cette détérioration touche particulièrement les ménages les plus vulnérables, notamment les foyers à faibles revenus et les personnes sans diplôme, plus exposés à la hausse des prix de l’énergie et des carburants. Elle se reflète aussi dans un clivage politique marqué, avec une confiance des consommateurs se réclamant des Républicains ou des indépendants tombée à son plus bas niveau depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
L’enquête met enfin en évidence une inquiétude plus structurelle sur la trajectoire des prix. Comme le résume l’Université du Michigan : « Les consommateurs semblent inquiets de voir l’inflation progresser, s’étendre au-delà des prix de l’énergie et se maintenir sur le long terme ». Dans un pays où la consommation reste le principal moteur de la croissance, ce plus bas historique de confiance constitue un signal d’alerte majeur pour les perspectives économiques des prochains mois.
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