Allemagne, France, États-Unis, Royaume-Uni : les taux à long terme se tendent dangereusement
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Les taux des principaux États ont flambé ces dernières semaines.
REUTERS - Andrew Kelly
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Les taux des principaux États ont flambé ces dernières semaines.
REUTERS - Andrew Kelly
Coup de chaud pour les marchés obligataires. Vers 16 h à Paris, le taux d'intérêt de la dette américaine à dix ans atteignait 4,68 %, contre 4,59 % la veille en clôture. Son équivalent à échéance 30 ans était à 5,18 %, au plus haut depuis 2007.
En Europe, le rendement de l'emprunt allemand à échéance dix ans atteignait 3,19 %, contre 3,14 % la veille, des niveaux comparables à 2011. Il était à seulement 3,04 % jeudi soir. Son équivalent français était à 3,97 %, contre 3,77 % la veille. Le taux italien à dix ans prenait 0,06 point de pourcentage par rapport à lundi soir à 3,97 %, tout comme le dix ans de l'État britannique, lequel a atteint 5,14 %, contre 5,06 % hier.
Si les taux obligataires montent brusquement, c'est parce que les investisseurs sont de plus en plus inquiets du blocage au Moyen-Orient et de la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz. Face à un stress qui augmente, ils demandent des primes plus importantes pour acheter de la dette des États.
Des économies en souffrance qui pourraient encore augmenter la dette des États et faire peser des risques plus importants de défauts sur leurs créanciers.
Une inquiétude qui s'ajoute à des perspectives de hausse des taux directeurs par les banques centrales de plus en plus probables dans les prochains mois… Ce qui ferait augmenter le coût de l'argent et est anticipé par les investisseurs qui demandent des récompenses plus importantes aux emprunteurs.
C'est bien entendu le prix du pétrole qui inquiète les marchés sur un potentiel retour de l'inflation. Vers 16 h 30, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe, s'échangeait à 110,23 dollars le baril (+0,48 %), et le WTI, son équivalent nord-américain, était coté à 103,48 dollars (-4,75 %)
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Le Brent est à « plus de 50 % au-dessus de ses niveaux d'avant-guerre », résume Florian Ielpo de Lombard Odier IM.
Le dollar, monnaie internationale du marché du pétrole, qui bénéficie d'un statut de valeur refuge depuis le début du conflit, prenait dans la foulée encore de la valeur face à l'euro (+0,45 %), à 1,1603 dollar pour un euro.
Les investisseurs « semblent de plus en plus convaincus » qu'avec « des taux américains à un niveau élevé plus longtemps », la « demande pour le dollar sera encore plus importante », justifie Fawad Razaqzada, analyste marchés pour Forex.com.
(Avec AFP)
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