Premier site e-commerce devant Amazon, l’entreprise originaire du Vaucluse amplifie son internationalisation en développant sa présence physique en Europe, Italie, Espagne et Portugal prioritairement. Et en sortant sa propre application.Ses résultats - +52% - en un an – peuvent paraître insolents au vu du contexte économique. Mais pour Aroma-Zone, la croissance se conjugue depuis toujours à deux chiffres. Une croissance qui va vite mais qui est répond à un business-modèle au cordeau : des produits simples, un approvisionnement fait auprès de petits producteurs, une production en France, dans le Vaucluse, une logistique idoine, un packaging sobre, pas d’intermédiaire de distribution et surtout, une innovation totalement intégrée. « Avoir nos propres experts scientifiques en interne nous permet d’assumer nos choix et d’avoir une grande agilité », explique Sabrina Herlory-Rouget. L’expansion d’Aroma-Zone, c’est elle. « Il n’y a pas de formule magique. Nous ne construisons pas notre stratégie sur des désirs marketing mais sur l’écoute de vrais gens sur ce qui va, sur ce qui manque et sur ce qui ne va pas ».
Communauté engagée
L’écoute, la conversation engagée via le site e-commerce, le questionnaire après achat – « l’IA trie les thématiques mais tout est lu par l’humain » -, les boutiques, les réseaux sociaux est pour celle qui a pris les rênes de l’entreprise familiale en 2022, l’alpha et l’omega. La meilleure façon de ne pas se tromper, y compris quand les consommateurs suggèrent des implantations de boutiques. L’an dernier, ils ont été 4,5 millions à être des consommateurs actifs, portant à 52 millions le nombre de produits vendus. « Nous avons une communauté engagée, qui est une parfaite représentativité de la population française. Nos boutiques sont des lieux où l’on discute, où on se mélange. Nous sommes très fiers de cela dans un monde qui se polarise de plus en plus ».
Digitale native, Aroma-Zone a basculé vers le modèle physique au moment-même où d’autres enseignes faisaient le chemin inverse. Aujourd’hui, le réseau de 36 boutiques s’est construit dans des grandes villes, des villes moyennes, des métropoles, dans des centres-villes comme dans des centres commerciaux. « Nous sommes agnostiques », insiste Sabrina Herlory-Rouget. Et il se consolide, 15 ouvertures étant prévues cette année – plus cette boutique éphémère à Cavaillon, lieu de l’un des sites de production – après une dizaine l’an dernier, dont cette première incursion hors du territoire national, à Londres.