« Historique ». C'est le terme qu'a employé Loup Wolff, chef de l'Unité des études démographiques et sociales à l'Insee, pour qualifier le mouvement de décroissance de population que va connaître la France d'ici à 2070. À cette date, « si les tendances démographiques se prolongeaient, la France compterait 65,9 millions d'habitants, soit 3,2 millions de moins qu'en 2026 », indique l'institut public dans une publication ce lundi 8 juin. L'Hexagone reviendrait alors à un niveau de population proche de celui de 2014 (66,1 millions d'habitants).
Pour arriver à ce scénario « central », l'Insee a travaillé autour de trois paramètres : l'espérance de vie, la fécondité et le solde migratoire. Il apparaît que la fécondité va continuer de baisser, et ce très rapidement. L'indice conjoncturel de fécondité (ICF) diminuerait de 1,56 enfant par femme en 2025 à 1,45 enfant par femme dès 2028. Le solde migratoire — la différence entre le nombre d’entrées et de sorties du territoire national — s'établirait à 150 000 personnes par an. Un chiffre qui reste fragile puisqu'il est soumis à l'évolution de législation sur l'immigration. Enfin, l'espérance de vie à la naissance en 2070 atteindrait 89,5 ans pour les femmes et 86,7 ans pour les hommes.