Fin janvier, Montpellier s’imposait en tête de la catégorie "grandes métropoles" du Baromètre Arthur Loyd de l’attractivité. Un rang qui, selon Cevan Torossian, directeur du département Etudes & Recherche d'Arthur Loyd, repose « davantage sur la capacité des métropoles à structurer des écosystèmes combinant qualité de vie, offre de transports efficace et politiques publiques volontaristes, que sur leur seule puissance économique ». A notamment pesé dans la balance la dynamique enclenchée par l’aménagement du quartier d’affaires Cambacérès au sud de Montpellier. Mais Cambacérès est peut-être l’arbre qui cache la forêt. Car cette dynamique révèle en creux un manque chronique d’investissement qui, à terme, pourrait bien porter préjudice à l’offre de bureaux montpelliéraine.
Pour l’heure, ce marché faiblit mais résiste à Montpellier. En 2025 dans les 17 plus grandes villes (hors Île-de-France), ce segment de l’immobilier d’entreprises est à la baisse pour la troisième année consécutive, analyse Jean-Laurent de la Prade, directeur général adjoint du Pôle régions chez BNP Paribas Real Estate : « La France fait preuve d’immobilisme et les volumes de transactions, pénalisés par une instabilité politique et une croissance molle, sont à peine supérieurs à ceux de 2020, proches de 2012-2013. Soit un grand bond en arrière ».