Les myriades de biscuits rectangulaires défilent presque à l’infini sur les tapis roulants qui quadrillent l’intérieur de l’usine du sol au plafond au son d’un ronronnement régulier. Un manège logistique chronométré puisqu’il permet de refroidir les fines galettes sorties du four. Viendra ensuite la délicate et très confidentielle étape du nappage chocolat dont les effluves chocolatés se font ressentir dès la porte d’entrée de l’usine LU de Cestas, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Bordeaux.
Une fois enrobé, chaque biscuit passe sous l’œil attentif des caméras du contrôle qualité automatisé avant d’arriver à l’étape finale du conditionnement. Les gâteaux recalés sont mis de côté avant que la pâte et le chocolat ne soient séparés puis réinjectés au début du processus. Au total, il ne faut qu’une quinzaine de minutes pour produire un Petit Écolier entre le moment où la pâte est étalée sur la ligne de production, amincie, découpée, cuite, refroidie, nappée, contrôlée puis, enfin, ensachée.
Ce circuit extrêmement bien rodé, c’est celui de la ligne de production numéro 12 de l’usine de Cestas, la plus récente. Elle est entièrement dédiée aux biscuits Petit Écolier, habitués des cours d’écoles depuis 1987. C’est ici que sont fabriqués 100 % des Petit Écolier produits dans le monde - au rythme effréné de 1 200 biscuits par minute - mais aussi 90 % des Mikado et une bonne part des Pepito et autres Granola. Cela représente 361 millions de sachets et largement plus d’un milliard de biscuits expédiés chaque année par une noria de camions aux quatre coins du pays mais aussi dans 22 pays en Europe et Amérique du Nord.