Les deux métropoles de la région Occitanie sont plébiscitées pour leur attractivité parmi les très grandes et grandes métropoles françaises. À la veille des municipales, les enjeux de développement économique sont scrutés à la loupe.Les métropoles de Toulouse et Montpellier s’imposent chacune en tête de leurs catégories respectives* ("très grandes métropoles" et "grandes métropoles") de la 9ème édition du Baromètre Arthur Loyd de l’attractivité et de la résilience des métropoles françaises, établi suivant 75 indicateurs.
Cevan Torossian, directeur du département Etudes & Recherche d'Arthur Loyd, rappelle que « l’Occitanie est la région la plus attractive, avec 19 000 habitants supplémentaires par an à Toulouse et 11 000 à Montpellier, et les deux métropoles sont sur le podium depuis longtemps ».
« Le fruit de décisions politiques de long terme »
« L’attractivité des métropoles se construit dans la durée, ajoute-t-il. Elle repose plus sur leur capacité à structurer des écosystèmes combinant qualité de vie, offre de transports efficace et politiques publiques volontaristes, que sur leur seule puissance économique. Ces résultats sont avant tout le fruit de décisions politiques de long terme. »
Notamment des politiques favorables au développement des entreprises. Selon le baromètre Arthur Loyd, si l’essor de l’économie montpelliéraine s’est appuyé historiquement sur des filières comme l’informatique et le numérique ou l’agronomie, elle s’est développée dans d’autres secteurs du « tertiaire supérieur », et s’est aussi positionnée comme « un pôle de référence en santé, biotech et médecine du futur ». Et son image de hub des énergies renouvelables (de nombreux grands groupes et entreprises du secteur s’y sont implantés) se déploie progressivement. Sa vitalité économique se mesure par « un bassin d’emploi dynamique (+ 60 000 emplois au cours des dix dernières années), une forte proportion d’emplois cadres et un niveau élevé de créations d’entreprises ».
Quant à Toulouse, elle peut revendiquer une main d’œuvre hautement qualifiée et « compter sur une densité importante de grandes entreprises (Airbus et le secteur aéronautique en tête), une part importante d’emplois dans les activités métropolitaines supérieures (activités à haute valeur ajoutée, NDLR) et un bon dynamisme de création d’entreprises ».