EXCLUSIF. À trois jours du premier tour des élections municipales, Jean-Christophe Repon appelle les élus de demain à soutenir l’activité locale. Le président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment érige même ce combat en gage de cohésion sociale.Les informations à retenir
Quelles sont les revendications des artisans pour les municipales ?
La Capeb présente un manifeste de 39 propositions axé sur le logement, la mobilité et la transition écologique.
L'organisation réclame un accès simplifié aux marchés publics de moins de 100.000 euros pour favoriser le circuit court.
Une vigilance accrue est demandée sur les délais de paiement pour protéger la trésorerie des petites entreprises.
Cela fait six mois que les entreprises artisanales du bâtiment sont entrées en campagne. Dès le 29 septembre dernier, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) a publié un « Manifeste » à destination des maires d’aujourd’hui et de demain.
L’organisation professionnelle, qui représente 96 % des sociétés et près de la moitié (47 %) du chiffre d’affaires du secteur, y érige six grandes priorités – le logement, le développement économique, les marchés publics, le patrimoine, la mobilité et la transition écologique – et trente-neuf propositions.
Bâtiment : 570 000 salariés et 60 000 apprentis au service des maires
Aujourd’hui, le président de la Capeb, le toulonnais Jean-Christophe Repon, persiste et signe. « L’artisanat du bâtiment figure parmi les secteurs essentiels à la vitalité de nos territoires et à la vie locale, déclare-t-il à La Tribune. Ces TPE sont depuis de nombreuses années créatrices d’emplois. »
Et pour cause : « Elles forment des jeunes, maintiennent des savoir-faire et servent de "couches protectrices" dans les périodes de crise », martèle le patron. 570 000 salariés et 60 000 apprentis « construisent, rénovent et entretiennent les écoles, logements, équipements publics et commerces qui permettent la vie quotidienne », insiste-t-il.