Île-de-France : Valérie Pécresse dévoile sa vision pour Saclay 2035
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Valérie Pécresse en janvier 2024
Aymeric Guillonneau
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Valérie Pécresse en janvier 2024
Aymeric Guillonneau
« Gestionnaire et juriste ». C’est en ces termes que s’est définie, ce jeudi matin, Valérie Pécresse, invitée du Sommet Palladio, organisé à Versailles par la fondation éponyme spécialisée dans la fabrique de la ville. Diplômée d’HEC où elle a appris « qu’un sou est un sou, qu’avant de dépenser de l’argent, il faut en gagner » et de l’ENA, la présidente (LR) de la région Île-de-France a qualifié cette « double formation [d']indispensable pour financer un projet ».
« Pour tous les transports d’ici à 2030, j’ai été chercher l’argent en étant sur le dos des entrepreneurs et des industriels, en les aidant à réaliser leur potentiel. Mon rôle n’est pas d'identifier les problèmes mais de trouver la voie de passage. Notre pays est malade de l’incapacité à porter des décisions. Je décide donc, je vais conduire les gens quelque part », a enchaîné Valérie Pécresse.
« Il faut innover tout le temps ! » a encore plaidé l’ancienne conseillère technique chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information de Jacques Chirac. « Même si on est un peu en retard, on peut toujours se rattraper avec la révolution technologique d’après. On a des innovateurs tellement géniaux, on peut faire des choses magnifiques ! », s’est-elle aussitôt exclamée.
Et pour cause : le 24 juin, Valérie Pécresse dévoilera sa vision de Saclay 2035 après avoir fait plancher cinq groupes de travail. « Je revendique d’être l’une des mamans de Saclay, comme députée des Yvelines et comme ministre de l’Enseignement supérieur », a-t-elle clamé, mais seize ans après la loi fondatrice du 3 juin 2010 du Grand Paris, elle entend « aller plus loin ».
« Nous avons déjà réussi quelque chose d’extraordinaire : mettre au même endroit l’université de Paris-Saclay et des grandes écoles (Centrale Supélec, Normale Sup', Polytechnique…). Ça a coûté 3 milliards d’euros, mais les bâtiments sont là. Ce ne sont pas des cubes sur un champ, mais nous allons devoir retravailler l’architecture du plateau, sa désirabilité », a annoncé la patronne du conseil régional francilien.
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