Cynthia Mérope (Métro) : « La restauration commerciale a encore de beaux jours devant elle »
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Cynthia merope
©patrick lazic - patrick lazic
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Dirigée pendant cinq ans par Pascal Peltier, la filiale française du groupe allemand Métro France a, à partir d'aujourd'hui, une nouvelle patronne, Cynthia Mérope. Une ancienne de l'entreprise, où elle a déjà passé 16 ans, dont 10 au Comité exécutif, comme directrice financière et puis directrice des achats et du marketing. Interrogée par La Tribune, elle explique le travail qu'elle compte continuer de mener auprès des clients restaurateurs, mais aussi de l'amont agricole et agro-alimentaire.
La Tribune: Vous prenez aujourd'hui la tête de Métro France. Comment va-t-il?
Cynthia Mérope : Métro France est une entreprise dynamique qui a su prendre des décisions stratégiques très affirmées ces dernières années. Un virage multi-canal notamment, en mettant à la disposition de ses clients restaurateurs, en plus de ses halles, une plate-forme numérique et un service de livraisons. L’entreprise a aussi su se positionner d’une manière très différenciante sur le secteur de la distribution alimentaire à travers des choix forts comme la promotion de produits “Origine France”, et sur la partie non alimentaire en développant des services d’accompagnement du restaurateur, de l'installation de la cuisine jusqu'à la gestion des réservations, en passant par la création de son site internet et la gestion du système des caisses.
En 2024, Métro France avait atteint un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d'euros, et 16 % de part du marché de la restauration commerciale. Comment a-t-il évolué l’année dernière?
Nous avons encore enregistré une légère progression. Le chiffre d’affaires a atteint 5,3 milliards d’euros en 2025, et est porté par une croissance des volumes. Notre part de marché s’élève désormais à 16,7%.
La restauration française traverse pourtant une période de crise. Etes-vous impacté?
C’est vrai, le secteur de la restauration souffre, car même si la fréquentation reste au beau fixe, le ticket moyen diminue. Le consommateur opère des arbitrages sur l'entrée, sur le dessert ou sur les boissons. Pour défendre la situation économique des restaurateurs, nous proposons des offres leur permettant d'avoir de la visibilité sur leurs coûts matières. Notre politique d'investissement sur les prix, dont j'étais responsable dans mes précédentes fonctions, vise aussi à leur proposer des prix compétitifs et des promotions régulières leur permettant de maintenir leur rentabilité.
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